♫ J’ai descendu dans mon jardin…♪

 

Dans la rue que je remonte chaque matin, il y a un acacia dans presque tous les jardins. Je déambule depuis plusieurs jours, dans ce « tunnel » végétal, vaguement étourdie par ce parfum qui couvre tous les autres. Il me faut coller mon nez à la rose pour en sentir le parfum moins prétentieux.
Quant aux magnifiques clématites elles ne peuvent rivaliser et doivent se contenter d’accrocher l’œil du passant ; corolles épanouies sur des grillages tordus et rongés par la rouille,. Chaque jour, jardinière de passage, je recense ce qui pousse et embaume dans ce bout de rue que nous sommes à peine deux à descendre et remonter : une jeune mère qui se rend à l’école et moi.

Les maisons qui bordent cette rue sont ce qu’on appelle des maisons de village. Leurs fenêtres sont sur la rue, ou un petit bout de jardin les en éloigne. Fleuri, coquet, il parle des occupants de la maison. Mais les jardins que j’aime ce sont ceux de derrière. Ces maisons de village ont toutes un trésor caché : c’est le jardin de derrière, le vrai jardin. Celui des potagers, arbres fruitiers et carré de simples et herbes aromatiques. Ce sont de vieilles personnes qui habitent dans cette rue et leurs jardins sont un héritage de leur jeunesse, une occupation à temps plein parfois comme lorsqu’ils servaient à nourrir une famille entière. Dans cette sérieuse affaire qu’était alors le jardinage, le carré de simples était banal, évident et indispensable.    Ces plantes que l’on connait tous sans réellement les connaître, qui ont infusé pendant nos soirées d’enfance, embaumé le jardin des grands-mères et constitué nos premiers remèdes, renaissent aujourd’hui et quittent les jardins de derrière pour éclore au grand jour dans les micro jardins de banlieue, les jardins  familiaux et autres balcons aménagés.

   C’est que sous la pression des scandales pharmaceutiques à répétition, le ras-le-bol occasionné par toutes ces histoires sordides où l’argent a plus de poids que la santé, le bon sens nous revient. Et c’est tant mieux ! D’autant plus qu’il n’y a rien de plus simple à faire pousser que ces plantes qui souvent se passent très bien de nous et pointent leur nez au bord des fossés ou dans les champs.

   J’ai envie, pour t’inciter à te pencher sur ces créatures quelques fois maigrelettes ou insignifiantes, de te présenter les plus courantes. Rien d’exotique ou compliqué à entretenir, mais des petites promesses que tu regarderas  grandir avec bonheur.

   Juste quelques précisions avant de te lancer un peu plus.

  Sache que les simples, terme fréquent dans la littérature pour parler des fleurs sauvages, sont les plantes sauvages ou domestiques qui ont des vertus médicinales même étant employées seules. Elles peuvent aussi faire partie d’un mélange, mais ont cette particularité d’être efficaces seules.  Connues depuis des temps immémoriaux, elles sont présentes dans toutes les cultures et constituent la première pharmacopée. Des mots comme officine, apothicaire (j’adore ces mots) y sont associés.

  Les herbes médicinales sont exploitées en infusion, décoction, macérât et cataplasme. Sais-tu faire la différence ?

L’infusion c’est ta tisane, ton thé du matin : on fait bouillir de l’eau que l’on verse sur des plantes séchées. On laisse « infuser » quelques minutes et on consomme la préparation sans les feuilles.

La décoction consiste à mener à ébullition (frémissement) l’eau dans laquelle tu auras mis tes herbes.

Le macérât  utilise le liquide (eau, alcool, huile) froid.

Le cataplasme lui, sert à donner une consistance pour l’application sur la peau des herbes médicinales. Traditionnellement constitué de farine de lin, il est moins utilisé que les préparations précédentes.

Le séchage : têtes en bas dès la récolte, dans un endroit frais sec et aéré !

Voilà, tu en sais assez pour cultiver et exploiter les plantes dont je vais te parler.

 

Le basilic :  c’est un excellent antispasmodique : son infusion parfumée est indéniablement efficace contre les spasmes gastriques, les coliques et les flatulences. On l’utilise également pour prévenir nausées et vomissements. On lui reconnaît des vertus sédatives, recommandé donc contre l’insomnie et l’anxiété.

Le basilic est aussi un bon anti-inflammatoire, il est sudorifique et facilite la digestion.

Bref, un peu le roi du jardin. Tu peux en mettre aussi (frais) dans tes salades et sur tes pâtes. Attention, les escargots l’adorent !

Le laurier sauce.  En cuisine, les feuilles et les baies de laurier,  présentent de réelles vertus digestives. Elles ouvrent l’appétit, stimulent les estomacs fainéants et luttent contre l’aérophagie. Toujours en cuisine, mais sur la fenêtre, le laurier-sauce éloigne les mouches !

 

 

La lavande : En infusion : 2 c. à thé dans 150 ml d’eau chaude. Jusqu’à 3 tasses par jour entre les repas pour contrer ou prévenir les problèmes digestifs et pour soulager la migraine, les insomnies ou un début d‘angine. Sinon pour parfumer ton jardin ou ton armoire.

Le persil : Beaucoup à dire sur lui ! Il est reconnu pour ses vertus diurétiques et apéritives. Il est alors particulièrement efficace en décoction (50 g de feuilles de persil par litre d’eau ) à boire au fil de la journée.

Il offre une action bénéfique sur le foie, la rate, les intestins et l’ensemble du système digestif. Il traite les troubles intestinaux (ballonnements, constipation, indigestions), calme les coliques néphrétiques et lutte contre les infections urinaires.

Il est efficace en cas de règles irrégulières, douloureuses ou difficiles. Riche en vitamine K, il est toutefois déconseillé aux personnes qui prennent des anticoagulants.

Mais attention, preuve que ces simples sont bourrées de principes actifs,  des quantités de persil trop importantes pourraient engendrer des troubles cardiaques, avoir des effets abortifs et irriter les reins. De manière générale, on le déconseille aux femmes enceintes et aux personnes qui ont des problèmes de reins.

En usage externe, les feuilles de persil calment les piqûres d’insectes, les irritations de la peau, les contusions et les ecchymoses.

Bref il est indispensable et agrémente bien certains plats de son petit goût et sa jolie couleur.

 

Le romarin : Fatigue, faiblesse, troubles digestifs et hépatiques, infections respiratoires et de la sphère ORL (oreilles, nez et gorge), maux de tête. En infusion. Infuser, pendant 10 minutes, de 1 à 2 g de romarin séché dans 150 ml d’eau bouillante; prendre de 2 à 3 tasses par jour.

C’est aussi simple que ça !

Le thym : La tisane au thym aide à soulager les affections dues au froid (rhume, grippe, courbatures, frissons, angines), à calmer les gorges irritées la toux et donc à mieux respirer pendant l’hiver. Parce qu’il est riche en phénol, le thym, plante antiseptique, antispasmodique, expectorant et stomachique, qui a des propriétés antivirales, est particulièrement efficace contre les affections des voies respiratoires.

En infusion, le thym est un désinfectant des voies digestives et peut donc soulager la digestion difficile et le mal de ventre.

On recommande aussi la tisane au thym en cas de problèmes digestifs, de parasites intestinaux (ascaris, oxyures, ankylostomes, ténia), de diarrhées, d’infections intestinales, de ballonnements et d’aérophagie.

 

Plus élaborées, les huiles essentielles tirées de ces plantes t’offrent des utilisations supplémentaires.

L’huile essentielle de basilic est un excellent anti-spasmodique ( préfère le massage),  elle apporte également une aide précieuse en cas d’anxiété ou spasmophilie (favorise la voie orale).

La lavande est aussi une amie, en huile essentielle elle t’aide à prendre soin de ta peau. Elle calme les brûlures et les maladies de la peau comme l’eczéma ou encore la couperose.

L’huile essentielle de romarin a bien des atouts, mais je la préfère dans son action apaisante en cas de contractures musculaires, de rhumatismes ou de crampes.

Le thym en huile essentielle garde son action désinfectante et est particulièrement efficace contre les maux de l’hiver. Diffusion, massage, inhalation il s’applique à toutes les formes.

En conclusion, tu peux allier les bienfaits du jardinage aux bienfaits de ces plantes. Tout ton corps te dira merci. Pour les huiles essentielles, tu peux te référer à quelqu’un qui est titulaire d’un diplôme d’aromathérapie, comme Ottavia !

 

 

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