Les accords Toltèques, pas à pas

Par cet article j’espère te réconcilier avec la communication intuitive et non-violente, en prenant pour support les 4 (parfois 5) accords Toltèques.

 

D’où ça vient?


Mis en lumière par Don Miguel Riuz, ils constituent une sorte de « code du mieux communiquer »
Ils permettent  d’appréhender le monde sereinement et redonnent à la parole sa réelle puissance.  Ils ont été réunis dans un livre qui a désormais fait le tour du monde et s’intitule simplement : Les 4 accords Toltèques.
Quelques années plus tard, l’auteur a choisi de mettre en avant un 5 ième accord.

Que disent-il?

 1. Que ta parole soit impeccable

Il s’agit ici de remettre de la valeur sur nos paroles, parler en conscience et non parce qu’on s’y sent obligés.
Ne pas avoir peur du silence. En accordant une valeur sacrée à tes mots tu pourras t’assurer qu’ils ne se retournent pas contre toi.
En prenant soin de ne pas dire du mal de quelqu’un d’autre tu refuses de céder à des énergies négatives et ça c’est bénéfique pour tout le monde.

Comment appliquer ce premier conseil ?

J’ai appris que dans toute chose on peut placer une intention, c’est la force de ton intention qui créé la puissance de ton acte, de tes mots (cf mon article sur la loi de l’attraction).
– Essayer de bannir les jugements hâtifs, quand un groupe de personnes dit du mal, se plaint ou insulte un tiers, tu peux choisir de ne pas te joindre à eux.
–  Etre conscient que ton acceptation sociale ne doit pas passer par ce genre d’actions. Prendre du recul. Observer sans juger si possible.
– Limiter les insultes, quand tu rapportes une situation, prend le temps de la raconter, mais en modérant tes propos, choisir des mots profonds plutôt que grossiers.
– Commencer par appliquer cet accord avec le cercle proche, avec ton compagnon/ta compagne, les enfants, les ami(e)s.

J’ai remarqué le changement quand j’ai vu que j’avais besoin de dire à certaines personnes d’être moins violentes dans leurs propos.  J’étais heurtée par les mots qu’elles utilisaient, je ne trouvais plus justifié d’être si méchant aussi facilement.

2. Ne prends rien personnellement

On s’est tous déjà fait agresser, insulter, secouer…  mais si à travers ces gestes et ces mots il n’y avait finalement pas grand chose de personnel ?
Ce deuxième accord nous enseigne le recul. Quand tu reçois une insulte, si tu la prends pour toi elle devient réelle, tu lui donnes du sens.
On a tous des représentations mentales différentes.  De par notre éducation, nos expériences et nos croyances.
Quand une personne te dit quelque chose de mal, elle te transmet ses propres croyances, ses propres insécurités. Il n’y a rien pour toi dans tout ça.

Comment s’y prendre pour l’appliquer?
Dans nos sociétés modernes on est empreint  de culpabilité, on nous signifie que les malheurs du monde doivent peser sur nous.  Si tu  choisis d’être impacté par le malheur de qui que ce soit, alors c’est que tu as décidé d’agir dessus, que tu te sens capable de faire quelque chose.  Sinon c’est vain, pour eux, comme pour toi.
– Hiérarchiser tes priorités, tes batailles et décider là où tu places ton énergie, elle est précieuse et pas inépuisable.
– Admettre que parfois il n’y a rien à faire, rien à dire, laisser le silence agir, lâcher prise, mettre ton ego en sourdine.

 

3. Ne fais pas de suppositions

Les suppositions sont de fausses croyances, elles te limitent autant qu’elles limitent les autres.
Les suppositions sont du même ordre que la médisance.
A force de supposer nous finissons par croire à ce que nous disons, c’est là qu’il y a un piège.  Se persuader que quelqu’un a fait quelque chose dans un but précis, c’est limiter son champ d’action et de pensée.
Et ça peut faire très mal car on arrive vite à des conclusions du style  : Il a oublié mon anniversaire,  je suppose qu’il ne tient pas à moi.
Dans ce cas précis tu plaques ton schéma de réflexion à l’autre, quelle tristesse de ne pas s’imaginer que l’autre peut avoir une vision de l’amour et des dates d’anniversaire différente et  pour autant pas moins puissante !

Comment l’appliquer pas à pas ?
Quand j’ai commencé à me rendre compte que je pensais à la place des autres et que cela me faisait du chagrin, j’ai compris qu’il était temps de changer ça.
– Essayant d’être honnête avec soi-même, chaque soir prendre  un temps calme pour noter les « observations » de la journée. Si tu as pensé à la place de quelqu’un,  essaye de comprendre pourquoi et remarque dans quelles circonstances tu as tendance à le faire. Une fois que les choses sont posées sur du papier elles sont plus accessibles.
–  En notant ton évolution, en te félicitant de tes succès comme par exemple : Aujourd’hui j’ai réussi à ne pas penser à la place d’untel. Hier je n’avais pas réussi.
– En soulignant tes victoires, aussi petites soient-elles.
– En échangeant à ce sujet avec ceux que tu aimes.

4. Fais toujours de ton mieux

Réalise tes actions en conscience.
C’est être concentré sur le présent, être totalement absorbé par une action, y placer une intention.
Ton mieux est variable, il n’est pas ici question de faire mieux qu’hier.  On parle de faire de son mieux avec ce qu’on ressent sur un instant donné.
En faisant de ton mieux tu te protèges de l’échec et de la culpabilité. Si tu es en accord avec toi même, rien ne peut te faire douter.

Pour bien l’appliquer :
J’ai commencé, dans certaines situations, à arrêter de m’excuser. Tout simplement. Je me suis rendu compte que je disais « pardon » et « désolée » à tout va. Tant et si bien que ces mots n’avaient plus de sens, peu d’impact.  Quand je choisis de faire quelque chose, je n’y suis plus contrainte, je le fais avec volonté, je prends le temps nécessaire selon moi. J’estime que j’ai fais de mon mieux, je suis en paix avec les retours qui me seront fait.
– Mesure le sens de tes mots et de tes actions.
– Décide en conscience, laisse-toi la liberté de finalement ne pas faire quelque chose.
– Ne te culpabilise pas, ne laisse pas les autres le faire non plus.

 

Pour conclure, ne sois jamais trop sévère avec toi-même, les progrès viendront et tu trouveras ton propre rythme.
Aucun d’entre nous n’a une parfaite attitude, mais avoir l’intention de ne pas nuire c’est déjà très fort.
Je te souhaite une belle route sur le chemin de la communication bienveillante.

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Bonjour,
    Je suis arrivée sur ton blog par le biais du défi des 100 jours et cet article intéressant sur les petits déjeuners. Je vogue sur ton blog vraiment chouette, bien écrit et intéressant et je tombe sur cet article très inspirant avec cette sensation de me dire que c’est ce quelque chose qui me manquait. Donc merci d’avoir écrit ces articles et particulièrement celui-ci sur les accords Toltèques! Au plaisir de lire la suite, je te souhaite une bonne continuation.

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    1. Oh ravie de lire ça ! Merci, je suis contente que mes écrits voyagent !

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