Choisir d’en finir avec la culpabilisation et la punition

Cet article a pour but te t’aider à avancer, à faire un pas vers toi, on ne cherche pas ici à trouver des responsables à tes blessures mais à ramener plus de douceur et de liberté dans les relations.

La paix nourrit, le doute consume 

 

 

La culpabilité :

Qu’est-ce qui se cache exactement derrière ce mot?  Il s’agit d’un sentiment de faute « ressenti », qu’il soit réel ou fictif.
Ce sentiment est motivé par notre éducation et notre culture. A travers le monde, les « choses qu’il ne faut pas dire/faire » ne sont pas les mêmes.
Si tu intègres des valeurs proposées ou imposées comme les tiennes  ( sans les valider ni les repenser) , tu te plies à des situations qui ne vont pas toujours te convenir.
Tu vas ‘fauter’. Parfois parce que notre voix intérieure nous dit que la bonne chose à faire n’est pas celle qu’on nous a enseignée. Il est très difficile de s’affirmer face à l’autorité.
Et pourtant savoir remettre l’autorité ou le cadre en cause est nécessaire pour l’identité.

La culpabilité dans nos relations intimes :


Qu’il s’agisse de  liens familiaux , amicaux ou amoureux nous vivons sur des schémas, que nous répétons quitte à en souffrir.
Dans la petit enfance nous avons cristallisé la place des »autres » et leurs influences.  Un enfant qui est traité d’une certaine façon va penser ( à tort ou à raison) qu’il mérite ce traitement. Une fois calqué sur un schéma il nous est bien difficile de nous en défaire. Et nous voilà embarqué pour la vie d’adulte sans avoir eu le temps de faire une pause pour évaluer ce qui nous était utile, ce qui était juste et vrai pour nous.

La culpabilisation :

Quel immense pouvoir nous avons les uns sur les autres!
La culpabilisation est un mécanisme, conscient ou inconscient qui pousse une personne à faire ressentir une émotion de faute, d’erreur, de mal  à un tiers.
Je souligne l’importance de l’inconscient, car si il est vrai que nous souffrons de schéma non-conscient nous faisons également souffrir sur le même principe.
Le problème de la culpabilisation c’est qu’il s’agit d’une émotion négative, donc bloquante. Elle t’empêche d’être toi. Si tu es victime de culpabilisation, tu te laisses croire que l’autre a raison, sans te faire confiance. Si tu culpabilises quelqu’un,  tu refuses d’admettre tes peurs, en faisant cela tu n’as aucune chance de les combattre.
Comme le disait parfaitement Carl G. Jung, on ne cherche pas la perfection, on cherche la totalité. Nous devons tendre vers cette totalité, celle de se parcourir, de se rencontrer et de se réaliser.

Apprendre à reconnaître la culpabilité/culpabilisation :
Le premier signe auquel tu peux prêter attention ce sont les regrets, tous les « j’aurai dû, je n’ai pas su, j’ai raté ».
Qui ne s’est jamais dit après une dispute, une conversation houleuse ou un décès : mince j’aurais dû lui dire ça.  Ces émotions, parfois très fortes, sont des accès directs vers la culpabilité, nous allons nous ronger de ce que nous n’avons pas fait. Mais il nous est impossible de changer le cours de l’histoire, il nous faut trouver un chemin vers l’acceptation et tenter de faire de notre mieux, comme je l’expliquais dans l’article sur les accords Toltèques. Fais de ton mieux, en y mettant toute ton intention. En suivant tes propres croyances tu ne peux pas laisser la place à la culpabilité.

Pour ce qui est de la culpabilisation, voici les conseils que tu peux tester :


1. prendre conscience de ta position, quelqu’un cherche à me culpabiliser, ou bien je cherche à culpabiliser. Sans te juger, juste en observant et en amenant tes émotions et leurs causes vers l’état conscient. Fais un petit bilan par écrit, c’est la meilleure façon d’envoyer des signaux à ton conscient et inconscient en même temps.
2. Repérer l‘émotion bloquante qui est née de cette situation. La cibler, la reconnaître et comprendre que nous n’avons plus besoin de ça. Il y a de merveilleuses techniques pour t’aider sur ce chemin, l‘EFT dont je te parlais ici, et que je pratique.
3. Remplacer les sensations d’incapacité, les émotions négatives par des actions et pensées positives. Il te faudra te libérer de tes fausses croyances par exemple : « tu n’y arriveras jamais » devient  » je suis capable et j’avance à mon rythme ».
4. Libère-toi des relations toxiques, replace-toi au centre de ta réalité. Pour cela tu peux t’appuyer sur les clés que je te partageais ici le mois dernier.

 

La punition :

 

Un peu d’histoire :
L’étymologie de ce mot en dit long sur son histoire, il est issu du latin poena qui signifie peine.
Punir c’est l’action d’infliger une peine, psychologique ou corporelle.
Nous n’apprenons pas par la souffrance, c’est ce qu’on appelle une fausse croyance ; nous développons des réflexes de peur pour ne plus recevoir de punitions. C’est très différent d’apprendre.
En occident, la punition apparaît pour la première fois dans la bible. Elle conseille ouvertement de battre son enfant pour obtenir de lui l’obéissance totale : « meurtris ses reins tant qu’il est enfant, sinon, devenu rétif, il ne t’obéira plus ». L’ecclésiastique, 180  avant J.C, plus tard avec Jésus s’instaurant comme père de la non-violence, les messages se font plus doux et conseillent plutôt de soumettre ses enfants ( accessoirement sa femme).
Le désir d’humilier et d’asservir l’enfant va s’atténuer vers la fin du 18e et au début du 19e siècle, en même temps que disparaissent les spectacles de torture sur les places publiques.
Voici l’héritage qui a nourri notre inconscient collectif pendant des siècles durant. On comprend mieux l’importance de prendre du recul en constatant cela.

Aujourd’hui on observe plusieurs courants de pensées par rapport à la punition à la maison, à  l’école, au travail ou dans les relations.
-Moralistes-légalistes, pour eux la loi représente la force et la justice divine, l’homme n’est que bassesse, il doit donc être puni pour reprendre le droit chemin.
-Sociétaires-réalistes,  se veulent purement pragmatiques. Il faut s’organiser pour vivre en société. Celle-ci repose sur l’adhésion de gré ou de force à des valeurs communes.
-Humanitaires, le châtiment permet de se racheter en  payant sa dette  au prix de sa souffrance.
La punition, sujet encore tabou,  a été peu pensée, peu réfléchie et pourtant  ce sujet  s’invite dans tous les domaines de notre vie.
Comment ne pas reproduire les erreurs de l’inconscient collectif, quand on entend nos aînés s’indigner : j’ai pris des gifles et je n’en suis pas mort!
On préfère s’interroger davantage sur sa légitimité que sur sa fonction et les mécanismes qu’elle met en jeu, c’est sur point que je voudrais t’amener.

Celui qui punit :


Punir correspond à prendre le pouvoir, à représenter l’autorité et quelque part la vérité/la justice.  Lorsqu’on punit, on se sent fort, on pense à tort qu’on installe un rapport de respect entre nous et l’autre et envers un code. Tout sentiment né de la peur ne peut pas se transformer en respect, cela reste de la peur. Etre redouté n’a rien a voir avec le fait d’être respecté. Nous punissons car nous avons été punis. Sans repenser ce qui nous a été donné.

Celui qui est puni:


Il ne mérite pas la punition, il est l’instrumentalisation d’une intimidation pour empêcher à l’avenir certains actes. Au-delà de ce qu’il perçoit sur le moment, il va tenter de rendre cet acte légitime. Quelle est la meilleure façon de rendre quelque chose  légitime? L’appliquer à son tour, ou bien mériter ce qu’on nous a fait/dit.
La personne punie retient qu’elle aura un jour ce pouvoir.  On brime ainsi son libre arbitre, on la conditionne.

L’amour est le plus grand moteur de l’apprentissage, ceux qui expérimentent la passion dans leur métier ne comptent pas les heures. Ils n’ont pas besoin d’être punis, ils sont motivés. C’est à chacun de nous de replacer le libre-arbitre et la bienveillance au cœur de l’enseignement et des relations.
Un seul conseil à partager avec toi : encourage au lieu de punir.

Pour la conclusion, je te laisse avec ces quelques mots de  NIETZSCHE

« Aujourd’hui que nous sommes entrés dans le courant contraire , alors que nous autres immoralistes cherchons, de toutes nos forces, à faire disparaître de nouveau du monde l’idée de culpabilité et de punition, ainsi qu’à en nettoyer la psychologie, l’histoire, la nature, les institutions et les sanctions sociales, il n’y a plus à nos yeux d’opposition plus radicale que celle des théologiens qui continuent, par l’idée du “monde moral”, à infester l’innocence du devenir, avec le “péché” et la “peine”.

 

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