Mieux trouver sa place

On peut parfois ressentir que les choses que l’on vit ne sont pas justes, qu’elles ne nous ressemblent pas réellement, que quelque chose ne tourne pas rond…

« La pluie en rêve, montre que la tension entre le conscient et l’inconscient est en train de se résoudre » C.G.Jung
Comme je te souhaite de rêver de la pluie!  Il n’y a pas plus bloquant que le conflit conscient/inconscient, quand une partie des choses que tu entreprends ou dis, est conditionnée par de multiples schémas… Cela se ressent sur tous les plans de ta vie.

Aujourd’hui je voulais m’attarder sur les places qu’on pense choisir.

Le conditionnement familial :

la place qu’on a, qu’on voudrait ou qu’on devrait avoir… et puis il y a la place de la mère, du père, des frères ou des sœurs…
la place qu’on a, qu’on voudrait ou qu’on devrait avoir… et puis il y a la place de la mère, du père, des frères ou des sœurs…

Et oui, je ne pense pas te surprendre en te disant que tout débute pendant la petite enfance, même avant! Lors de notre naissance nous sommes le projet de nos parents, un projet conscient ou bien inconscient, mais les attentes sont bien réelles.  Les espoirs que l’on place en toi à ce moment-là vont écrire une partie de ta vie, sans te demander ton avis.

Heureux ceux qui trouvent leur place dans la voie souhaitée par leurs parents ! Heureux?  Pas si évident que ça… Il est important de saisir que dans le cadre familial se joue la survie, appartenir à un groupe, famille, clan peu importe le nom, c’est être accepté. Cette acceptation qui permet une identification nous rassure, si je tombe ils seront là, si j’ai faim ils sauront me nourrir. Sortir du clan, refuser de jouer avec les règles c’est mettre en péril sa survie, du moins c’est ce qui est inscrit dans notre inconscient.
L’exemple de questionnements qui nous font du mal :

  • Ai-je une place de fils, de frère ou de sœur ?
  • Suis-je dépositaire de faits qui ne me concernent pas, parce que j’ai une place qui ne me correspond pas ?
  • Est-ce que je joue mon rôle de grand frère, ou de père (alors que je suis bel et bien l’aîné de la famille)?

Pour faire un pas vers comment trouver ta place, il faut tout d’abord faire le point sur l’aspect familial. La famille peut être une merveilleuse force qui te pousse en avant , autant qu’elle peut générer des émotions bloquantes. Par exemple, une famille où les gens ne sont jamais devenus propriétaires il sera considéré comme impossible, voire dangereux de s’engager dans un projet immobilier, les peurs et les croyances des uns vont bloquer les autres.

Mes petits conseils pour bien démarrer :
– L’essentiel selon moi, c’est qu’il faut accepter que nous avons notre réalité et que les autres ont la leur. Il n’est pas nécessaire de chercher qui a raison, qui dit la vérité factuelle, il est préférable d’entendre la réalité de l’autre sans trahir la tienne. Fais confiance à ton instinct, tu sais ce qui sonne juste pour toi.
– Débuter une psychogénéalogie, c’est une aventure formidable que je recommande à chacun. Elle n’est pas simple, il y aura sûrement des pleurs et des surprises, des alliances, des doutes, mais la lumière est au bout de ce chemin.
–  Mes lectures coup de cœur dans ce domaine « Chronogénéalogie » de Elizabeth Horowitz,  » les nouveaux secrets de famille » du même auteur, « Métagénéalogie » de l’incontournable A.Jodorowski, toutes ces œuvres contiennent de précieuses clés de libération.

Le miroir social :

la place qu’on a, la place qu’on nous laisse, la place que les autres ont, la place que les autres devraient avoir, la place qu’on laisse aux autres.

« Derrière la résilience et la désobéissance, il n’y a pas le vide mais bien une mer de possibilités » A.T

 

 

 

 

 

Prendre sa place agit sur plusieurs plans et bien sûr on ne coupe pas au domaine socio-professionnel.
Dans un pays où la première question entre deux inconnus est  » que fais-tu dans la vie », comprendre : « quel est ton travail », on serait bien tentés parfois d’enjoliver la situation afin de mieux coller aux « attentes ».  On peut être prêt à sacrifier beaucoup, afin de répondre d’un statut social important. Il serait préférable d’être libre de nos priorités. Alors comment tendre vers plus de liberté sur le choix de sa place ?
Ne pas avoir peur d’en occuper plusieurs! Et oui, nous ne sommes pas nés programmés pour une seule tâche, nous avons de multiples talents qu’il serait bon de combiner !
Il n’y a pas de problème à tester plusieurs choses, comment savoir sinon lesquelles nous vont bien?

Mes conseils personnels, ceux qui m’ont poussée à prendre mon envol :
Savoir désobéir , remettre une forme d’autorité en question, garder son libre arbitre et cultiver son sens critique, ne pas se laisser limiter par les peurs des autres.

Prendre la place d’un autre :

Bienvenu ici, dans l’univers de la fausse croyance! Prendre la place d’un autre? Qu’est-ce que cela signifie réellement?
J’entends dans ces quelques mots  » Je ne mérite pas d’être là »,  » J’ai chassé une personne, donc je fais du mal »,  » J’ai volé la place d’un autre »,  » Je ne sais pas comment je me suis retrouvé là mais je ne l’ai pas décidé! »,  » J’enviais sa place mais maintenant que j’y suis… »
Autant d’élans culpabilisants dont tu n’as pas besoin.

Comme je l’ai souligné plus haut, je ressens qu’il n’y a pas une place pour chacun mais bien plusieurs places au cours d’une vie. Si par volonté tu as « pris une place » alors c’est que ça n’était plus celle de la personne qui s’y trouvait avant. Son chemin continue ailleurs, sûrement pour son bien. Ou bien, là ou il existait une place, il en existe désormais deux!
Quand un second enfant nait dans une famille, il ne prend pas la place du premier, il crée une deuxième place et l’amour des parents se partage.
J’entends souvent des phrases comme  » Il lui a volé sa copine ». Je ne savais pas qu’on pouvait voler quelqu’un! Nous sommes libres d’interrompre nos relations avec les autres, dès lors qu’elles ne nous conviennent plus. Nous allons rencontrer les personnes nécessaires à notre développement et oui, ça fera mal parfois. Si tu avances en ayant la certitude que tout ce qui se produit est juste ou promet le calme après la tempête, tu n’auras plus de mal à être positif.

Ta place :

La place que tu cherches n’existe peut-être pas encore, il te faudra alors la créer.
La place que l’on occupe dans la vie est une question existentielle de premier ordre, alors tu t’autorises :

 

A être tel que tu es.
A choisir de faire ce qui doit être fait  selon tes attentes et ta justesse.
A décider qui t’entoure.
A vivre là où tu te sens bien.
A être en harmonie avec la nature.

Prendre conscience de la place qu’on occupe.
  • Ressentir que tu existes
  • Avoir une reconnaissance auprès des autres
  • Ressentir l ’équilibre avec les autres
  • Etre en harmonie avec l’environnement dans lequel tu évolues
  • Cultiver un équilibre psychique qui confirme tes choix et tes actes.
Quand on est à sa place, on le sait, on le ressent.
 Et c’est tout à fait subjectif.

Mes conseils au quotidien :

J’ai mis en place ce qu’on appelle des Daily Helpers , des repères quotidiens qui permettent de bien souligner ce qui nous fait du bien, les voir écrits est une motivation pour s’y tenir.
J’ai donc commencé à noter dans un cahier les choses simples qui me rendaient heureuse.
– En les écrivant je prends conscience de leur valeur
– En les relisant je sais que je pourrai les reproduire.
– Prendre le temps à la fin d’une journée heureuse de noter ce qui t’a aidé à ressentir du bonheur.
– Exprimer ta gratitude envers les personnes ou les événements.
– Faire une courte méditation avant de t’endormir.
–  Evaluer ta vie régulièrement.

Ressentir qu’on occupe une place que l’on a choisie,  c’est l’assurance d’avoir autour de soi ceux que l’on aime et d’attirer ceux qui vont nous nourrir sur le plan émotionnel, spirituel et matériel.

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