Face à la dépression et vers le mieux-être

« C’était comme être enfermé dehors sous la pluie, incapable de trouver l’entrée et condamné à regarder les autres se réchauffer près du feu « 

A travers cet article j’ai envie de briser quelques idées reçues à propos de cette maladie que l’on nomme Dépression, de partager des astuces et des clés de compréhension.
De quoi t’apporter du réconfort, mais aussi de quoi aider ceux que tu aimes et qui souffrent.

Tout d’abord on va se pencher sur comment la reconnaître

Il existe 9 symptômes (majeurs)

Les symptômes évoqués  ici sont les principales alertes de la dépression, ils ne sont pas tous systématiques, ils n’apparaissent pas dans l’ordre cité, ils sont parfois difficiles à déceler. Nous sommes tous différents, loin de moi l’idée de vouloir écrire des généralités qui nous engloberaient tous.

La motivation disparaît

On remarque que les activités pratiquées n’amènent plus autant de plaisir qu’avant, la motivation est faible et elle va et vient sans raison apparente.

LA Fatigue

La fatigue est là en permanence. L’énergie semble s’être envolée et avoir quitté le corps.

Le poids bouge

Les troubles alimentaires liés à la dépression sont caractérisés par une perte de poids  ou au contraire une prise de poids.
Le vide, le désintérêt sont à l’origine de ces dérèglements, ils doivent être pris au sérieux et détournés autant que possible.

Le sommeil est atteint

Les insomnies sont au rendez-vous, tout comme les hypersomnies.
Dans les cas d’insomnies, on ne peut s’empêcher de se torturer avec des questions, pour l’hypersomnie on cherche plutôt à fuir la souffrance ; on ne ressent plus rien dès lors que l’on dort.

Evolution du comportement psychomoteur

Un besoin de ralentir… les gestes deviennent lents, la parole et le temps de réaction aussi.

la dévalorisation pointe le bout de son nez

On ressent un sentiment intense de dévalorisation, voire  un sentiment de culpabilité qui ne trouve pas de « cause ».

LES Troubles cognitifs S’installent

Un dysfonctionnement cognitif diminue la capacité de raisonnement.

Difficultés de concentration et de positionnement qui entraînent une incapacité ou grande difficulté à prendre des décisions.

LES Idées noires se font OBSÉDANTES

On appelle idées noires les idées morbides et suicidaires.
Penser au suicide de façon concrète avec l’imagination d’un scénario très précis qui soulage, qui  laisse penser qu’il y a une issue de secours en cas de grande souffrance.
Le passage à l’acte suicidaire est l’un des risques majeurs de la dépression.

Tu as traversé ou traverse la dépression

Oui, tu vas lire ces quelques lignes, y reconnaître des sensations très précises et quand les idées noires reviendront mes mots n’auront plus d’écho. Mais je les écris malgré tout.
Puissent-ils se frayer un chemin et rencontrer ta lumière intérieure à travers tes ténèbres.

Dépression chronique :

les matins semblent insurmontables, se lever est un effort considérable, il ne faut pas se projeter trop vite dans la vie du dehors, sinon on perd pied…
j’établis une routine matinale qui va m’aider à combattre les premières vagues de mélancolie ou de désespoir.
Le ventre est noué, avide, douloureux, il joue avec les nerfs, la faim va et vient, la nausée aussi.
je choisis un duo d’huiles essentielles qui apaisent les crampes et la nausée.
Le moindre obstacle est une raison de plus pour abandonner.
je me laisse le temps de rassembler plus de force, sans me juger.
Mon cœur se ferme et ne semble percevoir que les énergies négatives.
je fais une liste de choses qui vont bien, de gens qui sont là pour moi, je mets en évidence le positif.
J’ai envie de pleurer, comme ça, et je m’en veux car je ne sais même pas pourquoi.
je laisse aller, je n’ai pas besoin d’une raison
Et si l’envie de vivre ne revenait pas?  Si j’étais emprisonné dans cet état?
je visualise ma douleur comme limitée dans le temps
Je rêve de certaines ambiances, soirées, films au coin du feu, sous la couette, boîte de nuit et dès que j’y suis, je ne sais plus ce que je comptais y trouver, mais c’est décevant.
je me réserve le droit de changer d’avis
Ma boîte de Lexomil me fait de l’œil.
je remplace petit à petit mes médicaments par les plantes et les huiles essentielles adaptées.
Personne ne m’aime et c’est bien fait pour moi.
ils m’aiment, mais je ne perçois pas leur amour. J’ouvre mon cœur lors d’une méditation ciblée sur mon coeur et plexus solaire pour ramener de la douceur.
Tout à coup je regrette la plupart des choses que j’ai faites et dites, je m’en veux, je voudrais disparaître.
je fais la liste des belles choses que j’ai faites, celles dont je suis fier.
Personne ne peut me comprendre, ils disent qu’ils savent, mais ils se trompent.
j’accepte qu’ils ne comprennent pas et je sais qu’ils peuvent me soutenir sans forcément comprendre.

La dépression suite à une expérience précise :

Quand le terrain dépressif est activé par des causes identifiables.
Une  phase de dépression lors d’un deuil ( décès, fin d’une relation ou autre)  correspond à la période où l’on prend réellement conscience de la perte, de la fin de quelque chose.
Cette dépression se manifeste alors sous forme de pleurs, de colère, de tristesse, de culpabilité, de honte, d’irritabilité, d’insomnie, de sentiment de vide, de fatigue…
Durant cette période tu es vulnérable ( et non faible), ton monde intérieur essaye de s’aligner sur cette nouvelle réalité.  Il est important d’être soutenu et capable de faire preuve de douceur envers toi-même.
Si tu ressens le besoin de ralentir et de t’isoler c’est parfaitement respectable.
L’image de soi est dégradée et tu doutes de ta capacité d’aimer et d’être aimé, d’oser et d’agir.
Toutefois le travail de deuil qu’il s’agisse d’un décès ou d’une fin,  passe par une souffrance inéluctable liée à l’acceptation progressive de la perte.
L’accompagnement, soit une présence bienveillante et conviviale est nécessaire. Cet accompagnement peut être le soutien des proches, d’associations, une aide extérieure comme des thérapeutes.

Ici on va s’orienter sur le travail d’acceptation pour combattre l’état dépressif :
– L’aromathérapie, un excellent soutien émotionnel.
– La visualisation, permet d’aller chercher les informations nécessaires à la guérison sans stresser le corps.
– Les rituels psycho magiques ( Jodorowsky, Horrowitz)
– Les exercices d’intégration

 

Tu soutiens une ou des personnes qui en souffrent 

Ils ont besoin de toi, plus que jamais :

Et oui on ne le dit jamais assez mais l’amour sauve les gens, l’amour dans son sens premier, celui qui ne s’embarrasse pas des apparences ni de l’appartenance, celui qui cogne fort dans tes tempes et te force à avancer.  Cependant il faut rester lucide, une personne atteinte d’une profonde dépression pourra donner l’air d’aller bien ou te rejeter violemment, ainsi elle se dira qu’elle n’a plus rien à perdre, que de toutes façons elle ne mérite pas ton amour. C’est là qu’il faut être solide et vigilant. Une fois esseulée et rongée de remords, une personne dépressive trouvera plus de forces pour se détruire ou mettre fin à ses jours.
Si tu n’as jamais vécu la dépression, sois certain que quoique te fasses traverser à  une personne malade, c’est elle qui souffre le plus. Elle ne s’aime même pas suffisamment pour se pardonner. Il est important de garder ça en tête et de ne prendre aucune de ses actions ni mots personnellement.

  • En l’isolant elle se sent honteuse.
  • En l’accablant elle s’estime coupable.
  • En l’angoissant elle ne comprend pas ce qu’elle vit et se sent totalement démunie.

La dépression même sévère peut être parfaitement dissimulée. On peut être en apparence très heureux, aider les autres, représenter une sorte de modèle et souffrir de dépression.
Les troubles alimentaires, du sommeil et les addictions sont des symptômes visibles. Je ne parle pas ici de souligner clairement à une personne :  » tiens, tu as des problèmes avec l’alcool, ne serais-tu pas dépressif? » Je parle d’écoute, d’observation et d’empathie. Une réelle écoute peut faire une partie du travail. Un câlin, un vrai, celui qui permet de sentir le cœur de l’autre et de lui passer de l’énergie. Respecter ses moments de fatigue et de solitude, ses humeurs, être dans le non-jugement ( la partie la plus dure pour beaucoup d’entre nous). Accepter la maladie de l’autre, prendre le temps d’être conscient du mot : maladie.

 

 

 

 

Les préjugés et fausses bonnes idées


Qu’ils prennent des anti-dépresseurs :
La sérotonine est un neurotransmetteur qui influe sur ton humeur, ton sommeil et ton anxiété.
Des niveaux élevés conduisent à l’anxiété, et de faibles niveaux à la dépression.
Un anti-dépresseur c’est quoi?
Des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine, utilisés pour réguler les niveaux de cette hormone dans le cerveau.
Les plus connus comme le Prozac,le Zoloft, Effexor ou encore Lexapro peuvent conduire à une akathisie, une condition caractérisée par une agitation constante, souvent associée à un comportement antisocial, la violence et le suicide. C’est une réalité, les antidépresseurs peuvent rendre ta dépression encore pire. Les médicaments peuvent te rendre passifs dans ton processus de guérison.

La dépression n’est pas héréditaire :  
Et pourtant…
D’après plusieurs études, les jeunes glissant vers la dépression ont des parents qui ont des antécédents psychiatriques ou bien ils ont vécu la dépression de leurs parents lors de la petite enfance. Par mimétisme émotionnel, l’enfant se construit une façon d’agir, j’entends par là que si toute ma vie j’ai vu ma mère s’effondrer lors de ruptures amoureuses, je vais enregistrer l’information que si on aime vraiment on souffre atrocement et qu’une rupture se vit ainsi. Le mimétisme émotionnel n’est jamais négligeable. Déconstruire nos schémas hérités et inadaptés est une phase cruciale de notre évolution vers le bonheur.

La dépression est signe de faiblesse :
Une situation de détresse psychique reste une maladie à part entière. On peut être courageux, fort, connaître un réel succès amoureux/professionnel/amical et être dépressif.
Contre un état dépressif ou anxieux envahissant on a d’abord lutté de toutes nos forces. Oui on est fort et capable. La dépression n’est pas une faiblesse.
La volonté est toujours là, quand on consulte un psychothérapeute, un médecin, un énergéticien ou autre ce n’est pas pour se plaindre! On cherche des solutions pour reconquérir notre mieux-être.

Les dépressifs cherchent à se faire plaindre:
Un état dépressif est totalement envahissant et échappant à tout contrôle.
Dans beaucoup de cas a
ucun événement particulier ne l’explique ou permet de comprendre son intensité.
La détresse psychique ne vient pas punir quelqu’un qui l’aurait bien cherché. On ne choisit pas d’être dépressif.

Ce n’est qu’un mauvais moment à passer :
Ce qui est faux pour la plupart des maladies l’est tout autant pour le mal-être psychique. Le temps ne suffit pas à tout guérir.
Un cancer ne s’arrange pas avec le temps, une dépression non plus. Elle n’est pas le fruit d’une déception ciblée.
Elle est parfois un tout si grand qu’on ne sait pas par quel bout l’attaquer. Réduire cette maladie mentale à un « mauvais moment » c’est négliger les effort que les personnes font pour s’en débarrasser.
Le temps peut même se devenir un ennemi redoutable ( impression d’échec,  culpabilité, remords).
Le regard des proches peut devenir insoutenable et la crainte du monde extérieur peut grandir : retour au travail, regard des collègues, incompréhension du patron.

 

Vers la lumière :

Etre acteur de sa guérison est une étape importante. Le réel problème avec les médicaments c’est qu’ils nous mettent dans la position « passive », quelque chose d’extérieur nous guérit. Or la guérison est intérieure, la force libératrice vient de nous. Même si elle est insufflée par un tiers, c’est nous qui la libérons et l’intégrons.

Les pratiques de soutien qui peuvent te mettre sur la voie de la guérison :
– La psychothérapie
– La psycho-énergétique
La pyscho-corporelle
La kinésiologie
– La psycho-généalogie ( je te recommande les livres d’Elizabeth Horowitz)
La méditation
L’introspection
La photothérapie

Bien sûr ma liste est non-exhaustive, elle me sert à soutenir les personnes qui viennent me voir et elle est issue d’un parcours personnel.

Je te souhaite un beau cheminement vers toi-même.

 

crédit photo de couverture : Lionel Pesqué

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