Au cœur de ta généalogie

Cette semaine, j’ai choisi de t’offrir un article à propos d’un sujet fascinant.
La psychogénéalogie !

La définition :

Cette pratique se base sur l’étude de ton arbre généalogique. Elle permet de mettre en lumière l’histoire et les liens familiaux et donc la transmission ( souvent inconsciente) des traumatismes et non-dits vécus par tes ancêtres.
Avant de t’emmener plus loin dans le sujet,  je tiens à faire un point sur l’origine de cette « science ».
On distingue deux écoles, qui vont se compléter sur beaucoup de points et s’affronter sur d’autres.

 

 

Les origines :

Dans les années 1970,  Anne Ancelin mit en lumière les premiers effets dits « transgénérationnels ». Psychanalyste de formation, elle aborde l’étude de la généalogie d’un œil plutôt scientifique, elle parle d’années d’observation avant de faire des déductions.  A travers ses livres, elle nous offre de nombreux exercices libérateurs et fondés sur les bases de la psychologie classique. On pourrait dire qu’elle représente le cerveau gauche de la psychogénéalogie. Analyse, science, logique, faits réels et démontrables.

Dans les années 1980,  Alexandro Jodorowsky (on lui attribue le terme exact de psychogénéalogie), explique comment il a utilisé à la fois la psychologie et les croyances.
Inspiré par les religions, le tarot de Marseille comme modèle symbolique du travail sur soi, il nous offre des ouvrages et des exercices équilibrés entre la science et l’invisible.
Il représenterai plus le cerveau droit, intuitif, émotif, pédagogique et à l’écoute du ressenti. Très personnellement je me sens plus en harmonie avec son approche.

Au cœur du travail :

La psychogénéalogie prend sa source dans ton arbre généalogique, sur l’étude d’approximativement cinq générations. Pas besoin de faire un arbre remontant à la révolution française ni d’entamer un travail de fouilles archéologiques. Bien souvent, les clés de compréhension sont plus proches qu’il n’y paraît.
Au cours de ce travail, on part du principe qu’en réalisant notre arbre, d’une certaine façon, nous allons mettre en lumière des informations retenues dans l’inconscient.
Dans quel but?
Tout simplement car notre système de pensée est fait pour que nous ne puissions pas affronter et donc solutionner ce qui reste dans le domaine de l’inconscient. Ramener les informations à la surface est le premier but recherché.
Plus on travaille sur le lien transgénérationnel, plus on se rend compte de son impact.
Une famille ayant vécu la guerre en gardera des « traces psychologiques ou physiques » tellement profondes qu’elles vont littéralement se transmettre.

Prenons  l’exemple d’un homme mort sur le champ de bataille . Pour que sa mort ne soit pas inutile, la famille dresse une histoire valorisante autour d’un personnage.
Mort pour sa patrie, il est absent du domicile, sa femme fait face aux difficultés quotidiennes engendrées par la situation, les enfants grandissent avec l’image d’un père absent et pourtant héroïque. Les conséquences sur la descendance peuvent être multiples.  Les fils peuvent sentir que malgré leurs efforts ils ne seront jamais aussi » forts » que leur père car il fait figure de héros, de modèle inaccessible. Les filles peuvent intégrer qu’elles ont pour mission d’élever seules des enfants, que la place de l’homme est dehors.
C’est un exemple simpliste pour t’aider à saisir l’essence du sujet

L’arbre généalogique influence chacun des individus du clan,  sur plusieurs plans et à travers divers schémas.

 

Le plus fragrant est le schéma de répétitions.
Pourquoi ressentons-nous le besoin de refaire les mêmes choses que certains de nos ancêtres? 
Lorsque nous faisons un choix, le faisons-nous consciemment?  Ces questions sont incontournables si tu entames un travail d’introspection.
Quelles formes de répétition sont à l’oeuvre?  Voici quelques exemples.

  • Répétition pure :  je m’applique à refléter les valeurs de ma famille,  je suis médecin comme mon père et son père avant lui.
  • Répétition par opposition :  je suis le « différent » de ma famille, le mal-aimé, le rebelle.
  • Répétition par compassion :  je ressens que j’ai la mission de faire ce que ma mère n’a pas pu faire de son vivant par exemple.
  • Répétition idéologique :  je valide les croyances de mon clan sans me poser la question de savoir si elles sont justes pour moi. Cette forme de répétition est la plus puissante que l’on puisse observer à l’intérieur d’un arbre.

Le vrai problème de ces répétitions c’est qu’elles nous empêchent d’être nous-même, d’embrasser notre propre voie.
Sources de blocages émotionnels, elles agissent sur nous comme des sortilèges.
Nous sommes étroitement liés à nos racines, apparentés à notre clan car il représente notre première source associée à la survie, dans certaines tribus quitter le clan c’est mourir.
Toutes ces mémoires et ces règles de survie sont à l’oeuvre à l’intérieur de chacun d’entre nous.

L’effet Zeigarnik

Pourquoi se souvient-on mieux de ce qui n’a pas été terminé?
Les blessures des uns font les traumatismes des autres.
Ce phénomène porte le nom d’une psychologue russe, Bluma Zeigarnik, qui remarqua que le cerveau « classait » les choses terminées, finies, alors que les choses en suspens revenaient littéralement le hanter. Notre esprit tente, malgré le cours du quotidien, de refaire l’histoire et de lui trouver une fin.

 

Si cet effet se vérifie sur notre  génération, il est tout aussi réel pour les générations qui nous ont succédé.
Que se passe-t-il lorsqu’un de nos ancêtre ressasse une histoire violemment interrompue?  Un amour déçu, le vol d’un bien de valeur ou toute autre chose marquante.
Il va l’imprimer, dans son inconscient, agir en fonction sans pouvoir le solutionner et il va ainsi le transmettre à sa descendance.
C’est dans ce genre de situation qu’on va pouvoir observer des personnes rejouant inlassablement de gros drames familiaux.
Prenons l’exemple d’une famille composée d’un couple parental et d’une fille unique, un soir la fille percute un cheval sur une route de campagne au volant de sa voiture, elle décède sur le coup. Les parents sont effondrés, le père est inconsolable car sa grand-mère est autrefois décédée de la même façon. Il se sent « maudit ». Quelques semaines plus tard,  à son tour il meurt dans un accident de voiture.  L’arbre généalogique rejoue les scènes tant qu’il trouve preneur.
Il existe des cas de familles très connues comme celle des Kennedy ( meurtres et accidents d’avion répétés)  ou bien Hemingway ( suicides à répétition) qui sont en proie à un dramatique effet de répétition.

Pour bien saisir les drames de nos ancêtres, nous devons apprendre à quitter le « ici et maintenant » pour essayer de saisir « ailleurs et avant ».
En fonction des contextes politiques, historiques ou géographiques, les choses ne prennent pas le même sens.

 

Résilience : 

Après avoir énuméré quelques uns des troubles transgénérationnels , voici quelques piste pour évoluer vers la libération de ton destin familial.
Tu peux commencer tout simplement en te posant les questions suivantes à propos des règles et des lois de ta famille :

  1. Quelles sont les règles de ma famille?
  2. Qui les a mises en place?
  3. Qui « dit » les règles?
  4. Qui tient à les transmettre?

Cet exercice t’aidera à mettre à jour les loyautés familiales qui sont bien souvent invisibles car trop ancrées comme de réelles vérités et absolument nécessaires.
Questionner ce qui t’a été transmis comme acquis et indétrônable est la base.  Afin de te réapproprier ce qui te convient vraiment.

Tu peux ensuite poser des actes symboliques (méthodes Ancelin) ou réaliser des rituels psycho-magiques ( méthode Jodorowsky).
Les deux options ont le même but et sont très semblables, les deux auteurs s’accordent à dire que le plus important c’est  » de faire »,  d’être actif et acteur.
Petit exemple :
Grâce à mes recherches généalogiques j’apprends que mon arrière grand-mère a été mariée de force, elle a détesté son époux toute sa vie, elle a « subi » le devoir conjugal, « souffert » ses grossesses et transmis une forme de haine de l’homme à sa descendance.
En tant que femme de ma lignée, j’hérite de cette rancœur qui ne m’appartient pas. A l’aide de l’exercice de questionnement je m’aperçois que La Règle transmise par cette aïeule pourrait être :  » les hommes sont tous des salauds ». Après réflexion, je me rends compte qu’elle ne me convient pas. Je la pose par écrit et la brûle, pour m’en débarrasser symboliquement (méthode Ancelin).
Ce n’est qu’un exemple, il existe des milliards de combinaisons et les rituels n’ont de limite que ta propre imagination.

 

Pardonner sans oublier :

Entreprendre un travail de psychogénéalogie c’est accepter que quelque chose va changer, de manière définitive.
Quand on plonge au cœur de son destin familial on s’apprête à faire bouger des choses, pas seulement pour nous car les autres membres de la famille seront affectés, concernés.
Au cours de tes recherches, sois préparé aux résistances de certains, à recevoir de l’aide inattendue ou à être déçu. Parfois nous pensons savoir ce que nous cherchons, mais nous ne savons jamais ce que nous allons « trouver ». 
Il est donc essentiel de garder un regard bienveillant sur tous les protagonistes de ton histoire. Essayer de comprendre au mieux les prises de position de chacun des membres de la famille, en gardant dans un coin de ta tête que nous faisons tous  » du mieux que nous pouvons » avec ce qui nous a été donné, transmis.
C’est l’art de pardonner sans oublier. C’est un cadeau que tu te fais, et que tu pourras partager.

 

Pour aller plus loin : 

Vendredi 16 mars nous te donnons rendez-vous pour une soirée dédiée à la psychogénéalogie et à la méditation d’intégration.
Toutes les informations sont ici.
A partir du mois de mars, tu pourras prendre rendez-vous pour un travail de psychogénéalogie via ce site.

 

 

 

 

 

 

 

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