Fonds d’écran magiques pour ton téléphone ou ton ordinateur

 

Les fonds d’écrans magiques pour ton téléphone sont là pour te rappeler de ne pas cacher ta magie !
Ils sont marqués du mantra « révèle-toi », une phrase magique qui t’aidera à te souvenir que tu es un être merveilleux, chargé de dons et de belles capacités.
Beaucoup d’entre nous utilisent énormément leur téléphone pour partager, communiquer, travailler, se détendre.  Pour compenser un peu les ondes qu’ils dégagent, avoir un fond d’écran positif, rêveur et magique est une belle solution.

 

Les images sont dimensionnées pour être des fonds d’écrans format classique.
Pour en sélectionner une, clic droit, enregistrer sous et le tour est joué !
d’autres viendront bientôt !

Hommage à nos animaux de pouvoirs, découvre la nouvelle collection inspirante !

L’énergie des cristaux m’inspire, voici une galerie consacrée à leurs formes et couleurs qui savent toujours trouver le chemin de mon âme !

La loi du silence

Je choisis d’éclairer un sujet sensible voire tabou. Un thème que mes patient.e.s abordent souvent du bout des doigts. Cœurs vaillants, cet article est pour vous, aujourd’hui nous parlons d’inceste à travers la psychogénéalogie.

 

C’est quoi l’inceste?

Ah ce mot qui fait si peur, qu’on évite, qu’on refuse d’entendre ou de lire, qu’on réserve  » aux autres »! Que signifie-t-il vraiment?
Étymologiquement on le découpe ainsi, le préfixe ‘in-‘, qui exprime le privatif suivi de ‘-ceste’ pour castus qui signifie chaste. Un découpage froid et scientifique pour ce monstre de douleurs dont le meilleur allié est le silence.
L’inceste, dans les faits, ce sont les relations sexuelles au sein d’une famille. Ses visages sont pluriels, par exemple un père et sa fille, un frère et une sœur, une tante et son neveu et bien d’autres combinaisons de membres d’une famille proche. Le nœud de l’inceste repose essentiellement sur une problématique d’abus de pouvoir ou d’autorité sur une personne dite plus faible. Cela se joue sur principe d’abuseur/abusé ou de victime/persécuteur, c’est une violation de la confiance. C’est un crime, aux dommages importants. Levons le voile sur les mécanismes qui font agir et qui font souffrir.

 

L’abuseur :

L’acte d’inceste d’un adulte envers un enfant n’est pas un acte qui exprime de l’amour. Jamais.
Il est important de bien saisir les mécanismes qui poussent une personne à entrer dans une relation d’abuseur/abusé. Personne ne devient subitement agresseur, même si c’est parfois difficile à déceler, ceux qui se rendent coupables de tels crimes ont eux-même souffert d’une forme d’abus, ou bien ils en ont hérités. Cela ne représente en rien une excuse, c’est une piste de compréhension, pour que nos yeux soient bien ouverts et nos cœurs à l’écoute. Il n’y a pas simplement ce que nous vivons en tant qu’enfants qui nous influence, il y a ce dont nous héritons. C’est sur ce point là que nous travaillons en psychogénéalogie. Comment les secrets de famille, inavouables, vont gangrener les générations à venir tout en maintenant la souffrance de la génération en place.

Comprendre ce n’est pas excuser, c’est être armé pour affronter les faits.

Les motivations : 

Il y a dans l’inceste, une volonté d’étouffer la sexualité de l’autre. En quoi cette sexualité pourrait menacer celui qui commet l’acte? Un refus de prendre de l’âge et de se voir chasser par la génération descendante? Une répétition par interprétation ( l’abuseur à déjà été abusé, il reproduit)? D’autres enjeux plus complexes? C’est une réelle volonté, bien que souvent inconsciente, de détruire. Ce n’est pas un malentendu. Ce n’est pas une méprise ou un accident. C’est un crime d’une violence indicible.

Les complices :

Savoir et se taire. Pourquoi certaines personnes vont-elles jouer le jeu de l’agresseur?
Dans un souci d’équilibre des rôles familiaux. Bien souvent les conjoint.e.s sont au courant de ce qu’il se trame entre l’adulte et l’enfant, et ils ou elles n’agissent pas. Ce mutisme est provoqué par une incapacité à affronter les faits. Il s’agit d’un stratagème de sécurité qu’il ne faut pas interpréter comme un consentement. La personne qui ne dit rien ne consent pas, elle se protège. Elle est piégée au même titre que l’abusé.

Le climat incestuel :

On parle de climat incestuel quand les adultes ont des comportements impudiques, entre eux, sous le regard des enfants ou bien directement avec les enfants.  La barrière générationnelle nécessaire à la construction psychologique d’un enfant est absente. Si elle est sans cesse gommée, les plus jeunes peuvent manquer de repères et ressentir une profonde gêne envers leurs propres corps. Hyper-sexualisation d’une fillette ou d’un petit garçon en lui demandant de s’exhiber en sous-vêtements devant plusieurs adultes, commentaires sur la poitrine naissante d’une petit fille en présence d’hommes de la famille, actes sexuels nécessitant une intimité exposés aux yeux des enfants, enfants dépositaires de secrets d’ordres sexuels des adultes, langage équivoque et bien d’autres choses.
C’est un climat dangereux et destructeur au même titre que l’acte d’inceste commis.
Même si un climat incestuel ne donne pas toujours lieu à des actes d’inceste, il est nécessaire d’être conscient du comportement déplacé de ces adultes qui portent peut-être en eux des secrets inavouables.

Celui qui subit :

Pour la personne qui subit l’acte incestueux, le traumatisme s’imprime en profondeur. Les blessures et cicatrices émotionnelles sont réelles même si elles paraissent déroutantes à cause de leur manque de signification apparente, tout le monde n’est pas capable de les interpréter et c’est bien là que le bas blesse.
L’idée est redoutable et pourtant trop répandue : l’inceste ne commencerait qu’au viol génital. Une idée à laquelle bien des gens se raccrochent, pour éviter l’angoisse absolue de l’inceste qui prend pourtant d’autres chemins.
Refuser de le voir, le nommer, de le reconnaître à travers ses différents masques c’est non seulement protéger l’agresseur mais également laisser sans repères ceux qui tentent de décrypter leurs souffrances. Faisons de la place à la libération !
Gardons l’œil ouvert sur ceux de notre entourage qui manifestent des souffrances à répétitions. Les problèmes systématiques dans les relations amoureuses,  identité sexuelle perturbée, manque de confiance en soi et en les autres, peur du contact physique, dépendances (affective, alcoolisme, drogue) ou encore dépression autant de souffrances qui donnent l’impression que la personne « perd les pédales » et qui sont vécues comme des fatalités.

S’identifier :

S’identifier en tant que victime d’inceste, pour découvrir les raisons liées aux difficultés qu’on éprouve est une première étape. Primordiale.
Ces « problèmes » sont un moyen de contourner une douleur insoutenable, ineffable, ils ne sont pas une fatalité.

Les moyens de guérison, car on parle bien de guérison, sont souvent obstrués par le côté indicible de la chose.  Si l’on parle, alors nous remettons tout l’équilibre familial en question!

Comment ça? Tu oses accuser ton si gentil grand-père, à l’âge qu’il a, il n’y survivrait pas!
Ton père a toujours été un excellent père, je ne peux pas croire qu’il ait fait ça!
Il t’aime trop pour avoir fait une chose pareille.
Oh voyons tu es sûr.e que tu n’as pas mal compris? 

Tu es choqué.e en lisant ces phrases?
Pourtant c’est une dure réalité, impulsée par le désir de survie et de maintien de l’ordre établi. Ce qui fait souffrir les enfants ou les abusés, c’est le silence des adultes ou leur aveuglement. Nous tenons à la place que notre arbre généalogique nous offre. Basé sur cet ordre, il est bien difficile de redistribuer les cartes. Certains arbres généalogiques enferment les individus au sein d’un magma compact où tous semble s’imbriquer. Personne n’est vraiment un individu à part, mais plutôt un morceau d’un tout, une pièce du puzzle sur laquelle repose bien sûr un équilibre biaisé.
Alors briser le silence devient un exercice périlleux qui ne va pas simplement concerner le duo abuseur/abusé.

Pourtant c’est nécessaire. Car les effets sont multiples et un enfant abusé va traîner le traumatisme toute sa vie, jusqu’à ce qu’on lui offre la possibilité de s’en délester. Parfois cette ouverture ne vient jamais et le secret se transmet jusqu’à la génération suivante, ainsi de suite.
Voilà pourquoi je te propose de lire les quelques piste suivantes, afin de déceler les comportements qui peuvent dissimuler un inceste.

Les refuges de l’abusé

-Le déni. L’enfant peut créer une dissociation psychique et rentrer dans le déni. Cette phase est très importante car elle est parfois l’arme principale de ceux qui voudront nier ce qui est arrivé. Ce n’est pas parce que je, tu, il/elle a oublié que ce n’est pas arrivé! Cet argument est un manque de connaissance du traumatisme. Le cerveau n’a qu’une idée en tête, survivre ! Et pour cela il faut parfois enfermer des souvenirs au plus profond de l’inconscient. Le moment où la mémoire (re)surgie est toujours le bon moment. L’important c’est toi. Peu importe l’état de santé dans lequel se trouve l’agresseur ou son/sa partenaire. Quand la lumière doit se faire, il n’y a pas d’excuse à rester dans l’obscurité.

-La tentative de légitimer l’acte. Voici un effet pervers de l’abus sexuel incestueux. Toujours dans un souci de survie, l’enfant peut alors se mettre en quête de l’affection de son agresseur.
Se dire que les gestes ont été fait par amour est un stratagème très fréquent. Et malheureusement c’est s’exposer à des remarques telles que : mais tu as continué à le fréquenter et à lui faire des câlins!
Arrêtons tout ! Cette réaction est une insulte aux schémas mis en place pour dépasser le choc engendré par l’abus. Tu n’as pas à te justifier, c’est à l’abuseur de le faire.

-Le mimétisme. Un enfant abusé par un parent proche peut se mettre à singer, avec beaucoup de sincérité, l’adulte qui aurait dû recevoir l’acte ou le désir de l’agresseur. Je m’explique, une fillette abusée par son oncle va commencer à souhaiter ressembler physiquement à sa tante. Attitude, coupe de cheveux, vêtements, l’inconscient cherche une issue positive à ce qui s’est produit.

-Les désordres alimentaires. Derrière ce comportement se cachent souvent des stratégies très claires. Une jeune femme qui se mettrait à grossir du ventre et des cuisses ne serait-elle pas entrain de constituer un rempart contre un agresseur toujours présent dans son entourage? Repousser le contact grâce aux parties épaissies. L’intérieur des cuisses devient une protection de chair. L’abdomen se transforme en bouée de secours. Littéralement.
Une femme qui déclenche une anorexie est symboliquement en train d’effacer toutes traces de féminité apparente sur son corps et son désir de disparaître est violent. Qu’est-il arrivé à sa féminité naissante pour susciter un si grand conflit?

-Le conflit biologique de territoire. Quand une personne a été « envahie » dans son intimité, elle peut alors tenter d’exprimer ce qui lui est arrivé avec un mécanisme d’infection ou d’inflammation de certains organes. Cystite à répétition? Pyélonéphrite ? Le territoire intime est en train de réagir fortement et il mérite notre attention.

-La colopathie fonctionnelle. Autrement dit maux de ventre inexplicables et troubles de la digestion. Tendance à constipation ou diarrhée à répétition, le sujet ne peut pas « digérer » ce qui lui est arrivé et le mal-être cherche une issue.

-Aucun ou plusieurs. A l’âge de la maturité sexuelle, les personnes abusées vont parfois se réfugier dans des comportements extrêmes et opposés. Un jeune homme se sentant incapable d’avoir une relation sexuelle ou bien une jeune femme qui multipliera les partenaires à l’excès sont des pistes à ne pas négliger. En psychogénéalogie on explique que mille ou zéro expriment la même chose. Un acte sexuel non-consentie amène parfois une personne à reproduire cet acte jusqu’à ce qu’il ne veuille plus rien dire. Plus on le répète, plus il perd de sa force. C’est une fausse liberté.
Le comportement sexuel de l’adolescent qui a pu vivre un inceste étant enfant est souvent révélateur.

 

Résolution du conflit 

L’importance d’amener une telle histoire à la lueur des regards du clan, c’est ouvrir la prise de conscience et libérer ceux qui sont prisonniers du secret.
Il existe plusieurs actes de libération possible. Tout d’abord, s’identifier, reconnaître la souffrance pour mieux la laisser partir. Attention au piège de la victime. Autant il est important de reconnaître le rôle de victime que nous a infligé l’agresseur, autant il faut savoir s’en défaire. Le mot victime est très fort, il a un grand pouvoir de reconnaissance et de souffrance. Savoir que l’on est passé par ce stade c’est une reconnaissance. Ne pas continuer à s’identifier comme tel c’est une libération. Le processus est subtil et les méthodes d’accompagnement sont nombreuses. Voici quelques pistes d’action :

 

La lettre. Ecrire une lettre à l’agresseur, même s’il est décédé. Dans le cas où il est vivant, lui exprimer les effets de son acte. Ce que cela a détruit ou abîmé chez en nous. Cette lettre peut être envoyée également au conjoint.e. La méthode est décrite dans l’ouvrage d’Elizabeth Horrowitz, ‘les nouveaux secrets de famille’.

La parole. La psychothérapie pour guérir en profondeur et s’entendre dire soi-même ce qui nous est arrivé. Le déposer dans d’autres mains qui sauront quoi en faire.

La libération en psychogénéalogie. Sujet que j’ai traité ici et

 

Notre corps est un sanctuaire

Les raisons d’agir en cas d’inceste sont nombreuses et la reconstruction est nécessaire. Quoique notre corps ait pu endurer, il est notre sanctuaire. C’est une bataille que nous devons livrer ! L’accepter, le guérir, le redécouvrir et le libérer c’est la plus belle issue que je, tu, il/elle pouvons trouver. Briser le silence est un devoir, anéantir les cycles de répétitions un pouvoir que nous avons tous. En se penchant sur notre histoire de famille, en comprenant les rôles de chaucun.e nous pouvons faire beaucoup de bien.
Le silence c’est l’affaire de tous. On ne sait jamais d’où viendra la main tendue ou le départ de la guérison, on sait simplement qu’elles ne résident pas dans le silence.

 

Voilà un résumé des pistes à explorer lors d’un travail de reconstruction à travers la psychogénéalogie. Je te souhaite une belle route sur le chemin de l’épanouissement.

 

Vivre le deuil

 

La mort, cette fatalité qui semble maintenir le monde en équilibre, est appréhendée de manières différentes d’un bout à l’autre de la planète.
Entité aux mille visages, elle est tantôt célébrée, tantôt déplorée. Impitoyable passagère, elle laisse derrière elle des torrents de larmes, elle fait sévèrement le tri entre ceux/celles qui se relèveront et ceux/celles qui ne trouveront pas le chemin de la libération. Partie incontournable de notre vie, comment peut-on apprendre à « vivre » avec?

La mort à travers l’histoire :

Étroitement liée à la religion, elle rythme les croyances depuis la nuit des temps.
Ce qui fait partie de l’histoire influence fortement ce qu’on définit comme l’inconscient collectif. C’est dans le but de t’aider à saisir cet inconscient que j’écris ce passage sur son histoire à travers les âges.

Dans l’Égypte antique la mort est vécue comme un cycle, le soleil naît et meurt chaque jour.
On prenait soin des corps car ils n’étaient rien de plus qu’une enveloppe destinée à la vie matérielle et terrestre, tandis que l’âme immortelle  s’élevait vers un nouveau « cycle ».
Les religions telles que le taoisme, le christianisme ou encore l’islam ont contribué à familiariser les hommes avec leur condition de « mortels ».  On appelle cela le deuil partiel.

Progressivement, avec l’avancée des découvertes et une meilleure compréhension de notre biologie, nous sommes entrés dans une ère scientifique visant à expliquer la plus grande partie des phénomènes liés à notre vie. La mort prend alors un nouveau visage. Le scientifique a remplacé le religieux dans l’explication du vivant. Cette conquête légitime, oriente le monde industrialisé vers une vision matérialiste de l’existence. On se base à présent sur le prouvable nous conduisant naturellement à un certain nihilisme.
Sous cet angle « phénoménologique », l’au-delà devient de plus en plus difficile à concevoir.
La mort est là, l’au delà est discutable, il reste donc l’idée du néant. En occident essentiellement le néant est la fin de tout, du corps comme l’esprit ( héritage religieux).
C’est ici même que l’angoisse prend sa source. Pris entre nos croyances, nos émotions et le tangible. C’est le début du deuil total négatif.

 

La dernière période dans laquelle nous entrons sur la pointe des pieds est celle du deuil accompli, transcender la mort en prenant conscience du corps et de l’esprit comme deux parties intimement liées, l’intégration complète des êtres humains dans un cycle de vie et de mort en lien avec la nature et ceux qui la peuplent. A travers une conscience présente dans nos actes, nos mots et nos relations nous pouvons appréhender la mort pour ce qu’elle est, en l’excluant tout fantasme et toute angoisse.

 

Ceux qui restent :

Dès l’annonce de la mort d’une personne proche, aimée, elle semble prendre toute la place.
Son absence envahit nos têtes, nos corps, nos actions.  Nous avons du mal à saisir ce moment où tout bascule, on entend des  » hier encore il riait avec nous »,  » sa veste est toujours là où elle l’a laissée ce matin »,  » je l’entends encore me dire que… » , tout semble à sa place, tout est là. Sauf lui, elle. Le corps est encore présent, on peut le regarder, le toucher mais quelque chose s’en est allé. Notre attention se porte alors sur l’absence, le vide, l’insaisissable. Si la souffrance elle est bien là, elle est assurément doublée par notre capacité à amener notre attention sur ce qui n’est plus ou ce qui est douloureux. Cette réaction doit exister, mais elle doit également faire son temps et céder sa place pour que la vie s’installe à nouveau.
Nous sommes ceux/celles qui restent, nous sommes ceux/celles qui souffrent.

Où est alors notre place quand l'espace est envahi par la mort et l'absence?
 Quand le chagrin va si profond qu'il creuse le cœur de toute une famille, tout un groupe d'amis, comment respirer ?

La manière dont tu vas vivre ton deuil n’a rien à voir avec le fait d’être « fort.e », je dirais plutôt qu’il s’agit ici d’être « vrai.e », sois au plus proche de ce que tu expérimentes, vis le vraiment. Un deuil nié, survolé, devient un deuil non accepté qui agit tel un poison, pour le corps et l’esprit. Chacun.e de nous mérite d’être libre.  De vivre, même après le départ d’un être cher.

 

Les étapes du deuil :

Chacune des étapes suivantes sera vécue de manière très personnelle, elles n’interviennent pas forcément dans cet ordre et parfois nous revivrons une étape plusieurs fois.
L’essentiel est de garder en tête que notre quête c’est l’acceptation, que tout ce que nous vivons nous y prépare, à notre propre rythme et sans jugement.

1. Le déni

Phase 1 du déni, le choc :
Cette toute première étape que nous expérimentons tous, survient au moment de l’annonce ou du constat visuel.
Elle est très courte, le cerveau est sidéré et les fonctions ne répondent plus. Dans notre corps tout semble s’être arrêté ou aller à mille à l’heure.

Ensuite vient le déni.
Nous refusons  de croire l’information qui nous est parvenue. Lors de cette phase on se heurte à notre difficulté à appréhender la soudaineté.
 » Non je ne suis prête, elle ne m’aurait pas fait ça »,  » Je n’y crois pas, on ne meurt pas de ça! »
Nous allons entamer un dialogue intérieur rythmé par les contestations et les contradictions.  Il se joue ici quelque chose de très important, si le déni est une phase pour certains d’entre nous, il peut devenir un refuge pour d’autres. La vie peine alors à retrouver le chemin vers le cœur… des parents qui souhaiteraient garder la chambre de leur enfant intacte après sa mort,

Certaines personnes s’enferment dans cet état de déni, elles s’y réfugient  : préserver la chambre du disparu intacte, continuer à mettre son assiette à table.
Le danger ici est de ne plus pouvoir affronter la réalité des autres, de s’en créer une impénétrable et donnant toute la place à la mort. C’est refuser que la vie reprenne son cours.
Pourtant c’est ce qu’il peut nous arriver de mieux, observer la vie s’installer et nous nourrir.

 

Je prends soin de moi ou de l’autre en période de déni :
Durant cette période, les émotions sont au repos. Nous sommes coupés de la réalité pour nous protéger.
Pour t’accompagner tu peux miser sur l’huile essentielle de néroli, en olfaction elle fait appel à la partie de ton cerveau qui gère le fait  » d’aller voir plus loin », elle te pousse subtilement en avant.

2 et 3 La colère et le marchandage

C’est le moment de la confrontation avec les faits! Je choisis de ne pas séparer ces deux étapes car elles sont étroitement liées, parfois peu identifiables.
Que s’est-il passé? Pourquoi me fait-on subir ça?
Nous allons naviguer entre une profonde révolte et une grande colère, nous allons passer des pactes silencieux avec des entités invisibles  » si je promets de ne plus faire ça, peux-tu ramener les choses à la normale?  » ,  » Prends moi à sa place, je mérite de mourir pas elle! « . La colère grandissante peut même se retourner contre nous-même et la culpabilité pointe le bout de son nez, à grands coups de soupirs nous allons refaire le scénario en cherchant ce que nous aurions pu faire pour éviter ça.
Nos pensées sont agitées et nos émotions aussi. Nous voudrions hurler ou cesser de parler à jamais.
Des pulsions de vengeance peuvent  naître et se faire très violentes.
Les maux/ mots de cette passade sont : reproches, remords,  ressentiments, dégoûts, répulsion, agression

Je prends soin de moi ou de l’autre en période de colère :
Je mise sur la camomille romaine, en olfaction elle m’aide à apaiser la colère.
Je me cherche un exutoire concret et physique, un sport qui m’aide à évacuer mes pulsions. Un endroit en pleine nature pour hurler.
Une activité artistique pour faire sortir  » les démons ».

4. Tristesse et dépression
Nous avons fait un grand vers l’acceptation, notre corps tout entier le sait et le ressent. Il n’est plus possible de retourner en arrière.
Une forme de fatalité s’invite et il nous est difficile de nous projeter dans l’avenir. Aucun espoir n’est permis, la vie sera forcément moins bien qu’avant…
Ce chagrin sincère est là pour nous aider à ramener le calme dans nos émotions. La colère se tait, les pulsions de vengeances demandent une énergie que nous n’avons pas et il est grand tant de nous autoriser à nous reposer. L’hypersomnie est très caractéristique de cette étape. Quand nous dormons, nous ne souffrons pas. Le corps récupère et l’esprit a besoin de calme.

Je prends soin de moi ou de l’autre en période de tristesse et de dépression :
Pour réguler les montées de larmes et les sanglots je peux utiliser l’huile essentielle de jasmin.
Si je sens qu’une dépression est en train de s’installer je diffuse de l’huile essentielle de petit grain bigarade.

5. L’acceptation et reconstruction :

Nous sommes à nouveau capable de regarder les beaux moments partagés sans ressentir une immense douleur. Nous redevenons lucides face aux moins bons souvenirs.
La confiance envers l’avenir revient pas à pas, notre intérêt pour la vie est à nouveau présent et les projets naissent doucement.
Nous avons besoin de nous réorganiser pour avancer dans ce nouveau cycle de vie. En nous reconstruisant nous allons découvrir des ressources personnelles insoupçonnées.
Cette démarche développe la confiance en soi-même. Le sentiment de vulnérabilité fait place à une nouvelle énergie, c’est la vie qui reprend ses droits.

Je prends soin de moi ou de l’autre en période d’acceptation :
Pour bien me réconcilier avec ma nouvelle réalité, je peux compter sur l’huile essentielle de mandarine verte en olfaction également.

Le deuil à travers nos actions : 

Je suis triste, j’ai besoin de vivre cette émotion, je peux m’autoriser à me sentir désespéré.e, enseveli.e.
Quand une personne meurt elle prend avec elle une partie de ma vie que je ne retrouverai plus, elle cristallise plusieurs souvenirs.
Je peux replonger dans ces souvenirs pour y puiser de la force, de la joie, un apprentissage mais je ne peux pas m’identifier à cette perte.

Nous sommes fortement influencé.e.s par l’inconscient collectif , celui qui nous guide dans notre approche de l’enterrement par exemple.
Nous sommes en droit de nous questionner sur cette façon de dire au revoir,  de célébrer nos morts. Tous les codes mis en place autour du décès nous conviennent-ils?
Cette question est essentielle, personne ne peut attendre de nous que nous soyons vêtus de noir si cela ne nous correspond pas. Il est important d’aller chercher ce qui va réellement nous aider à traverser cette épreuve. Pour certain d’entre-nous, se rendre à un enterrement est d’une grande violence. Personne ne devrait être obligé de le faire, le deuil et la mort sont des notions intimes.
L’inconscient familial tient également sa part de responsabilités. Il y a une attente de la part de certains membres de la famille, comme si pleurer était un gage de chagrin sincère.
Pour mieux vivre nos deuils, il doit s’agir de nos deuils réellement, pas de ce qu’une autre personne aimerait voir dans nos actes et nos émotions.

Afin de m’aider pour les situations douloureuses, j’ai  recours aux rituels psycho-magiques.
J’en parle souvent dans mes articles, ils offrent une grande liberté et stimulent ta créativité. Un de mes préférés, la technique des petits bonshommes allumettes que je t’expliquais ici.

APRÈS la mort 

Je suis de celles qui n’appréhendent pas le monde en s’appuyant sur les preuves scientifiques uniquement.
Je ne crois pas que les choses se « prouvent » mais bien qu’elles « s’expérimentent », alors pour tout.e.s ceux ou celles qui se reconnaissent là dedans, ce paragraphe est pour toi.
En lisant plusieurs ouvrages de psychogénéalogie ou de psychologie classique, j’ai trouvé des propos très durs au sujet des « fantômes ».
Selon certains auteurs ou psychiatres et psychologues, percevoir une présence après un décès est signe de divagations, de mauvaise santé mentale, de fuite.
Ces quelques lignes me font sourire et j’ai envie de te dire que si tu as la chance de ressentir « l’autre monde » alors saisis-la! Quelle belle expérience! Étendre  le ressenti plus loin que ce que ton corps terrestre t’a appris, ouvrir une porte subtile, communiquer autrement. Toutes ces sensations sont précieuses. Elles appartiennent à ceux qui les expérimentent, pas à ceux et celles qui les jugent.

Nos envolé.e.s sont dans le vent qui fait bruisser les feuilles d’un arbre, dans une chanson à la radio qui nous coupe soudainement la respiration, dans une odeur au détour d’une rue, dans les cartes d’un oracle, dans la chaleur ressentie au creux de la main lorsque tu te couches, dans les regards sincères, dans tes intuitions, dans la photo retrouvée au milieu d’un livre, dans ce carton jamais ouvert et que tu vas ouvrir le jour où tu avais besoin d’un signe, dans les murmures de tes rêves, dans le cœur de ceux et celles qui ressentent au lieu de penser.

De toi à moi :

Je te souhaite une grande liberté dans l’expression de tes émotions et dans le choix de tes actions.
En étant présent.e à chaque parole, chaque geste et en accueillant tes ressentis, tu ne peux pas faire fausse route.

 

Au cœur de ta généalogie

Cette semaine, j’ai choisi de t’offrir un article à propos d’un sujet fascinant.
La psychogénéalogie !

La définition :

Cette pratique se base sur l’étude de ton arbre généalogique. Elle permet de mettre en lumière l’histoire et les liens familiaux et donc la transmission ( souvent inconsciente) des traumatismes et non-dits vécus par tes ancêtres.
Avant de t’emmener plus loin dans le sujet,  je tiens à faire un point sur l’origine de cette « science ».
On distingue deux écoles, qui vont se compléter sur beaucoup de points et s’affronter sur d’autres.

 

 

Les origines :

Dans les années 1970,  Anne Ancelin mit en lumière les premiers effets dits « transgénérationnels ». Psychanalyste de formation, elle aborde l’étude de la généalogie d’un œil plutôt scientifique, elle parle d’années d’observation avant de faire des déductions.  A travers ses livres, elle nous offre de nombreux exercices libérateurs et fondés sur les bases de la psychologie classique. On pourrait dire qu’elle représente le cerveau gauche de la psychogénéalogie. Analyse, science, logique, faits réels et démontrables.

Dans les années 1980,  Alexandro Jodorowsky (on lui attribue le terme exact de psychogénéalogie), explique comment il a utilisé à la fois la psychologie et les croyances.
Inspiré par les religions, le tarot de Marseille comme modèle symbolique du travail sur soi, il nous offre des ouvrages et des exercices équilibrés entre la science et l’invisible.
Il représenterai plus le cerveau droit, intuitif, émotif, pédagogique et à l’écoute du ressenti. Très personnellement je me sens plus en harmonie avec son approche.

Au cœur du travail :

La psychogénéalogie prend sa source dans ton arbre généalogique, sur l’étude d’approximativement cinq générations. Pas besoin de faire un arbre remontant à la révolution française ni d’entamer un travail de fouilles archéologiques. Bien souvent, les clés de compréhension sont plus proches qu’il n’y paraît.
Au cours de ce travail, on part du principe qu’en réalisant notre arbre, d’une certaine façon, nous allons mettre en lumière des informations retenues dans l’inconscient.
Dans quel but?
Tout simplement car notre système de pensée est fait pour que nous ne puissions pas affronter et donc solutionner ce qui reste dans le domaine de l’inconscient. Ramener les informations à la surface est le premier but recherché.
Plus on travaille sur le lien transgénérationnel, plus on se rend compte de son impact.
Une famille ayant vécu la guerre en gardera des « traces psychologiques ou physiques » tellement profondes qu’elles vont littéralement se transmettre.

Prenons  l’exemple d’un homme mort sur le champ de bataille . Pour que sa mort ne soit pas inutile, la famille dresse une histoire valorisante autour d’un personnage.
Mort pour sa patrie, il est absent du domicile, sa femme fait face aux difficultés quotidiennes engendrées par la situation, les enfants grandissent avec l’image d’un père absent et pourtant héroïque. Les conséquences sur la descendance peuvent être multiples.  Les fils peuvent sentir que malgré leurs efforts ils ne seront jamais aussi » forts » que leur père car il fait figure de héros, de modèle inaccessible. Les filles peuvent intégrer qu’elles ont pour mission d’élever seules des enfants, que la place de l’homme est dehors.
C’est un exemple simpliste pour t’aider à saisir l’essence du sujet

L’arbre généalogique influence chacun des individus du clan,  sur plusieurs plans et à travers divers schémas.

 

Le plus fragrant est le schéma de répétitions.
Pourquoi ressentons-nous le besoin de refaire les mêmes choses que certains de nos ancêtres? 
Lorsque nous faisons un choix, le faisons-nous consciemment?  Ces questions sont incontournables si tu entames un travail d’introspection.
Quelles formes de répétition sont à l’oeuvre?  Voici quelques exemples.

  • Répétition pure :  je m’applique à refléter les valeurs de ma famille,  je suis médecin comme mon père et son père avant lui.
  • Répétition par opposition :  je suis le « différent » de ma famille, le mal-aimé, le rebelle.
  • Répétition par compassion :  je ressens que j’ai la mission de faire ce que ma mère n’a pas pu faire de son vivant par exemple.
  • Répétition idéologique :  je valide les croyances de mon clan sans me poser la question de savoir si elles sont justes pour moi. Cette forme de répétition est la plus puissante que l’on puisse observer à l’intérieur d’un arbre.

Le vrai problème de ces répétitions c’est qu’elles nous empêchent d’être nous-même, d’embrasser notre propre voie.
Sources de blocages émotionnels, elles agissent sur nous comme des sortilèges.
Nous sommes étroitement liés à nos racines, apparentés à notre clan car il représente notre première source associée à la survie, dans certaines tribus quitter le clan c’est mourir.
Toutes ces mémoires et ces règles de survie sont à l’oeuvre à l’intérieur de chacun d’entre nous.

L’effet Zeigarnik

Pourquoi se souvient-on mieux de ce qui n’a pas été terminé?
Les blessures des uns font les traumatismes des autres.
Ce phénomène porte le nom d’une psychologue russe, Bluma Zeigarnik, qui remarqua que le cerveau « classait » les choses terminées, finies, alors que les choses en suspens revenaient littéralement le hanter. Notre esprit tente, malgré le cours du quotidien, de refaire l’histoire et de lui trouver une fin.

 

Si cet effet se vérifie sur notre  génération, il est tout aussi réel pour les générations qui nous ont succédé.
Que se passe-t-il lorsqu’un de nos ancêtre ressasse une histoire violemment interrompue?  Un amour déçu, le vol d’un bien de valeur ou toute autre chose marquante.
Il va l’imprimer, dans son inconscient, agir en fonction sans pouvoir le solutionner et il va ainsi le transmettre à sa descendance.
C’est dans ce genre de situation qu’on va pouvoir observer des personnes rejouant inlassablement de gros drames familiaux.
Prenons l’exemple d’une famille composée d’un couple parental et d’une fille unique, un soir la fille percute un cheval sur une route de campagne au volant de sa voiture, elle décède sur le coup. Les parents sont effondrés, le père est inconsolable car sa grand-mère est autrefois décédée de la même façon. Il se sent « maudit ». Quelques semaines plus tard,  à son tour il meurt dans un accident de voiture.  L’arbre généalogique rejoue les scènes tant qu’il trouve preneur.
Il existe des cas de familles très connues comme celle des Kennedy ( meurtres et accidents d’avion répétés)  ou bien Hemingway ( suicides à répétition) qui sont en proie à un dramatique effet de répétition.

Pour bien saisir les drames de nos ancêtres, nous devons apprendre à quitter le « ici et maintenant » pour essayer de saisir « ailleurs et avant ».
En fonction des contextes politiques, historiques ou géographiques, les choses ne prennent pas le même sens.

 

Résilience : 

Après avoir énuméré quelques uns des troubles transgénérationnels , voici quelques piste pour évoluer vers la libération de ton destin familial.
Tu peux commencer tout simplement en te posant les questions suivantes à propos des règles et des lois de ta famille :

  1. Quelles sont les règles de ma famille?
  2. Qui les a mises en place?
  3. Qui « dit » les règles?
  4. Qui tient à les transmettre?

Cet exercice t’aidera à mettre à jour les loyautés familiales qui sont bien souvent invisibles car trop ancrées comme de réelles vérités et absolument nécessaires.
Questionner ce qui t’a été transmis comme acquis et indétrônable est la base.  Afin de te réapproprier ce qui te convient vraiment.

Tu peux ensuite poser des actes symboliques (méthodes Ancelin) ou réaliser des rituels psycho-magiques ( méthode Jodorowsky).
Les deux options ont le même but et sont très semblables, les deux auteurs s’accordent à dire que le plus important c’est  » de faire »,  d’être actif et acteur.
Petit exemple :
Grâce à mes recherches généalogiques j’apprends que mon arrière grand-mère a été mariée de force, elle a détesté son époux toute sa vie, elle a « subi » le devoir conjugal, « souffert » ses grossesses et transmis une forme de haine de l’homme à sa descendance.
En tant que femme de ma lignée, j’hérite de cette rancœur qui ne m’appartient pas. A l’aide de l’exercice de questionnement je m’aperçois que La Règle transmise par cette aïeule pourrait être :  » les hommes sont tous des salauds ». Après réflexion, je me rends compte qu’elle ne me convient pas. Je la pose par écrit et la brûle, pour m’en débarrasser symboliquement (méthode Ancelin).
Ce n’est qu’un exemple, il existe des milliards de combinaisons et les rituels n’ont de limite que ta propre imagination.

 

Pardonner sans oublier :

Entreprendre un travail de psychogénéalogie c’est accepter que quelque chose va changer, de manière définitive.
Quand on plonge au cœur de son destin familial on s’apprête à faire bouger des choses, pas seulement pour nous car les autres membres de la famille seront affectés, concernés.
Au cours de tes recherches, sois préparé aux résistances de certains, à recevoir de l’aide inattendue ou à être déçu. Parfois nous pensons savoir ce que nous cherchons, mais nous ne savons jamais ce que nous allons « trouver ». 
Il est donc essentiel de garder un regard bienveillant sur tous les protagonistes de ton histoire. Essayer de comprendre au mieux les prises de position de chacun des membres de la famille, en gardant dans un coin de ta tête que nous faisons tous  » du mieux que nous pouvons » avec ce qui nous a été donné, transmis.
C’est l’art de pardonner sans oublier. C’est un cadeau que tu te fais, et que tu pourras partager.

 

Pour aller plus loin : 

Vendredi 16 mars nous te donnons rendez-vous pour une soirée dédiée à la psychogénéalogie et à la méditation d’intégration.
Toutes les informations sont ici.
A partir du mois de mars, tu pourras prendre rendez-vous pour un travail de psychogénéalogie via ce site.

 

 

 

 

 

 

 

Face à la dépression et vers le mieux-être

« C’était comme être enfermé dehors sous la pluie, incapable de trouver l’entrée et condamné à regarder les autres se réchauffer près du feu « 

A travers cet article j’ai envie de briser quelques idées reçues à propos de cette maladie que l’on nomme Dépression, de partager des astuces et des clés de compréhension.
De quoi t’apporter du réconfort, mais aussi de quoi aider ceux que tu aimes et qui souffrent.

Tout d’abord on va se pencher sur comment la reconnaître

Il existe 9 symptômes (majeurs)

Les symptômes évoqués  ici sont les principales alertes de la dépression, ils ne sont pas tous systématiques, ils n’apparaissent pas dans l’ordre cité, ils sont parfois difficiles à déceler. Nous sommes tous différents, loin de moi l’idée de vouloir écrire des généralités qui nous engloberaient tous.

La motivation disparaît

On remarque que les activités pratiquées n’amènent plus autant de plaisir qu’avant, la motivation est faible et elle va et vient sans raison apparente.

LA Fatigue

La fatigue est là en permanence. L’énergie semble s’être envolée et avoir quitté le corps.

Le poids bouge

Les troubles alimentaires liés à la dépression sont caractérisés par une perte de poids  ou au contraire une prise de poids.
Le vide, le désintérêt sont à l’origine de ces dérèglements, ils doivent être pris au sérieux et détournés autant que possible.

Le sommeil est atteint

Les insomnies sont au rendez-vous, tout comme les hypersomnies.
Dans les cas d’insomnies, on ne peut s’empêcher de se torturer avec des questions, pour l’hypersomnie on cherche plutôt à fuir la souffrance ; on ne ressent plus rien dès lors que l’on dort.

Evolution du comportement psychomoteur

Un besoin de ralentir… les gestes deviennent lents, la parole et le temps de réaction aussi.

la dévalorisation pointe le bout de son nez

On ressent un sentiment intense de dévalorisation, voire  un sentiment de culpabilité qui ne trouve pas de « cause ».

LES Troubles cognitifs S’installent

Un dysfonctionnement cognitif diminue la capacité de raisonnement.

Difficultés de concentration et de positionnement qui entraînent une incapacité ou grande difficulté à prendre des décisions.

LES Idées noires se font OBSÉDANTES

On appelle idées noires les idées morbides et suicidaires.
Penser au suicide de façon concrète avec l’imagination d’un scénario très précis qui soulage, qui  laisse penser qu’il y a une issue de secours en cas de grande souffrance.
Le passage à l’acte suicidaire est l’un des risques majeurs de la dépression.

Tu as traversé ou traverse la dépression

Oui, tu vas lire ces quelques lignes, y reconnaître des sensations très précises et quand les idées noires reviendront mes mots n’auront plus d’écho. Mais je les écris malgré tout.
Puissent-ils se frayer un chemin et rencontrer ta lumière intérieure à travers tes ténèbres.

Dépression chronique :

les matins semblent insurmontables, se lever est un effort considérable, il ne faut pas se projeter trop vite dans la vie du dehors, sinon on perd pied…
j’établis une routine matinale qui va m’aider à combattre les premières vagues de mélancolie ou de désespoir.
Le ventre est noué, avide, douloureux, il joue avec les nerfs, la faim va et vient, la nausée aussi.
je choisis un duo d’huiles essentielles qui apaisent les crampes et la nausée.
Le moindre obstacle est une raison de plus pour abandonner.
je me laisse le temps de rassembler plus de force, sans me juger.
Mon cœur se ferme et ne semble percevoir que les énergies négatives.
je fais une liste de choses qui vont bien, de gens qui sont là pour moi, je mets en évidence le positif.
J’ai envie de pleurer, comme ça, et je m’en veux car je ne sais même pas pourquoi.
je laisse aller, je n’ai pas besoin d’une raison
Et si l’envie de vivre ne revenait pas?  Si j’étais emprisonné dans cet état?
je visualise ma douleur comme limitée dans le temps
Je rêve de certaines ambiances, soirées, films au coin du feu, sous la couette, boîte de nuit et dès que j’y suis, je ne sais plus ce que je comptais y trouver, mais c’est décevant.
je me réserve le droit de changer d’avis
Ma boîte de Lexomil me fait de l’œil.
je remplace petit à petit mes médicaments par les plantes et les huiles essentielles adaptées.
Personne ne m’aime et c’est bien fait pour moi.
ils m’aiment, mais je ne perçois pas leur amour. J’ouvre mon cœur lors d’une méditation ciblée sur mon coeur et plexus solaire pour ramener de la douceur.
Tout à coup je regrette la plupart des choses que j’ai faites et dites, je m’en veux, je voudrais disparaître.
je fais la liste des belles choses que j’ai faites, celles dont je suis fier.
Personne ne peut me comprendre, ils disent qu’ils savent, mais ils se trompent.
j’accepte qu’ils ne comprennent pas et je sais qu’ils peuvent me soutenir sans forcément comprendre.

La dépression suite à une expérience précise :

Quand le terrain dépressif est activé par des causes identifiables.
Une  phase de dépression lors d’un deuil ( décès, fin d’une relation ou autre)  correspond à la période où l’on prend réellement conscience de la perte, de la fin de quelque chose.
Cette dépression se manifeste alors sous forme de pleurs, de colère, de tristesse, de culpabilité, de honte, d’irritabilité, d’insomnie, de sentiment de vide, de fatigue…
Durant cette période tu es vulnérable ( et non faible), ton monde intérieur essaye de s’aligner sur cette nouvelle réalité.  Il est important d’être soutenu et capable de faire preuve de douceur envers toi-même.
Si tu ressens le besoin de ralentir et de t’isoler c’est parfaitement respectable.
L’image de soi est dégradée et tu doutes de ta capacité d’aimer et d’être aimé, d’oser et d’agir.
Toutefois le travail de deuil qu’il s’agisse d’un décès ou d’une fin,  passe par une souffrance inéluctable liée à l’acceptation progressive de la perte.
L’accompagnement, soit une présence bienveillante et conviviale est nécessaire. Cet accompagnement peut être le soutien des proches, d’associations, une aide extérieure comme des thérapeutes.

Ici on va s’orienter sur le travail d’acceptation pour combattre l’état dépressif :
– L’aromathérapie, un excellent soutien émotionnel.
– La visualisation, permet d’aller chercher les informations nécessaires à la guérison sans stresser le corps.
– Les rituels psycho magiques ( Jodorowsky, Horrowitz)
– Les exercices d’intégration

 

Tu soutiens une ou des personnes qui en souffrent 

Ils ont besoin de toi, plus que jamais :

Et oui on ne le dit jamais assez mais l’amour sauve les gens, l’amour dans son sens premier, celui qui ne s’embarrasse pas des apparences ni de l’appartenance, celui qui cogne fort dans tes tempes et te force à avancer.  Cependant il faut rester lucide, une personne atteinte d’une profonde dépression pourra donner l’air d’aller bien ou te rejeter violemment, ainsi elle se dira qu’elle n’a plus rien à perdre, que de toutes façons elle ne mérite pas ton amour. C’est là qu’il faut être solide et vigilant. Une fois esseulée et rongée de remords, une personne dépressive trouvera plus de forces pour se détruire ou mettre fin à ses jours.
Si tu n’as jamais vécu la dépression, sois certain que quoique te fasses traverser à  une personne malade, c’est elle qui souffre le plus. Elle ne s’aime même pas suffisamment pour se pardonner. Il est important de garder ça en tête et de ne prendre aucune de ses actions ni mots personnellement.

  • En l’isolant elle se sent honteuse.
  • En l’accablant elle s’estime coupable.
  • En l’angoissant elle ne comprend pas ce qu’elle vit et se sent totalement démunie.

La dépression même sévère peut être parfaitement dissimulée. On peut être en apparence très heureux, aider les autres, représenter une sorte de modèle et souffrir de dépression.
Les troubles alimentaires, du sommeil et les addictions sont des symptômes visibles. Je ne parle pas ici de souligner clairement à une personne :  » tiens, tu as des problèmes avec l’alcool, ne serais-tu pas dépressif? » Je parle d’écoute, d’observation et d’empathie. Une réelle écoute peut faire une partie du travail. Un câlin, un vrai, celui qui permet de sentir le cœur de l’autre et de lui passer de l’énergie. Respecter ses moments de fatigue et de solitude, ses humeurs, être dans le non-jugement ( la partie la plus dure pour beaucoup d’entre nous). Accepter la maladie de l’autre, prendre le temps d’être conscient du mot : maladie.

 

 

 

 

Les préjugés et fausses bonnes idées


Qu’ils prennent des anti-dépresseurs :
La sérotonine est un neurotransmetteur qui influe sur ton humeur, ton sommeil et ton anxiété.
Des niveaux élevés conduisent à l’anxiété, et de faibles niveaux à la dépression.
Un anti-dépresseur c’est quoi?
Des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine, utilisés pour réguler les niveaux de cette hormone dans le cerveau.
Les plus connus comme le Prozac,le Zoloft, Effexor ou encore Lexapro peuvent conduire à une akathisie, une condition caractérisée par une agitation constante, souvent associée à un comportement antisocial, la violence et le suicide. C’est une réalité, les antidépresseurs peuvent rendre ta dépression encore pire. Les médicaments peuvent te rendre passifs dans ton processus de guérison.

La dépression n’est pas héréditaire :  
Et pourtant…
D’après plusieurs études, les jeunes glissant vers la dépression ont des parents qui ont des antécédents psychiatriques ou bien ils ont vécu la dépression de leurs parents lors de la petite enfance. Par mimétisme émotionnel, l’enfant se construit une façon d’agir, j’entends par là que si toute ma vie j’ai vu ma mère s’effondrer lors de ruptures amoureuses, je vais enregistrer l’information que si on aime vraiment on souffre atrocement et qu’une rupture se vit ainsi. Le mimétisme émotionnel n’est jamais négligeable. Déconstruire nos schémas hérités et inadaptés est une phase cruciale de notre évolution vers le bonheur.

La dépression est signe de faiblesse :
Une situation de détresse psychique reste une maladie à part entière. On peut être courageux, fort, connaître un réel succès amoureux/professionnel/amical et être dépressif.
Contre un état dépressif ou anxieux envahissant on a d’abord lutté de toutes nos forces. Oui on est fort et capable. La dépression n’est pas une faiblesse.
La volonté est toujours là, quand on consulte un psychothérapeute, un médecin, un énergéticien ou autre ce n’est pas pour se plaindre! On cherche des solutions pour reconquérir notre mieux-être.

Les dépressifs cherchent à se faire plaindre:
Un état dépressif est totalement envahissant et échappant à tout contrôle.
Dans beaucoup de cas aucun événement particulier ne l’explique ou permet de comprendre son intensité.
La détresse psychique ne vient pas punir quelqu’un qui l’aurait bien cherché. On ne choisit pas d’être dépressif.

Ce n’est qu’un mauvais moment à passer :
Ce qui est faux pour la plupart des maladies l’est tout autant pour le mal-être psychique. Le temps ne suffit pas à tout guérir.
Un cancer ne s’arrange pas avec le temps, une dépression non plus. Elle n’est pas le fruit d’une déception ciblée.
Elle est parfois un tout si grand qu’on ne sait pas par quel bout l’attaquer. Réduire cette maladie mentale à un « mauvais moment » c’est négliger les effort que les personnes font pour s’en débarrasser.
Le temps peut même se devenir un ennemi redoutable ( impression d’échec,  culpabilité, remords).
Le regard des proches peut devenir insoutenable et la crainte du monde extérieur peut grandir : retour au travail, regard des collègues, incompréhension du patron.

 

Vers la lumière :

Etre acteur de sa guérison est une étape importante. Le réel problème avec les médicaments c’est qu’ils nous mettent dans la position « passive », quelque chose d’extérieur nous guérit. Or la guérison est intérieure, la force libératrice vient de nous. Même si elle est insufflée par un tiers, c’est nous qui la libérons et l’intégrons.

Les pratiques de soutien qui peuvent te mettre sur la voie de la guérison :
– La psychothérapie
– La psycho-énergétique
La pyscho-corporelle
La kinésiologie
– La psycho-généalogie ( je te recommande les livres d’Elizabeth Horowitz)
La méditation
L’introspection
La photothérapie

Bien sûr ma liste est non-exhaustive, elle me sert à soutenir les personnes qui viennent me voir et elle est issue d’un parcours personnel.

Je te souhaite un beau cheminement vers toi-même.

 

crédit photo de couverture : Lionel Pesqué

Choisir d’en finir avec la culpabilisation et la punition

Cet article a pour but te t’aider à avancer, à faire un pas vers toi, on ne cherche pas ici à trouver des responsables à tes blessures mais à ramener plus de douceur et de liberté dans les relations.

La paix nourrit, le doute consume 

 

 

La culpabilité :

Qu’est-ce qui se cache exactement derrière ce mot?  Il s’agit d’un sentiment de faute « ressenti », qu’il soit réel ou fictif.
Ce sentiment est motivé par notre éducation et notre culture. A travers le monde, les « choses qu’il ne faut pas dire/faire » ne sont pas les mêmes.
Si tu intègres des valeurs proposées ou imposées comme les tiennes  ( sans les valider ni les repenser) , tu te plies à des situations qui ne vont pas toujours te convenir.
Tu vas ‘fauter’. Parfois parce que notre voix intérieure nous dit que la bonne chose à faire n’est pas celle qu’on nous a enseignée. Il est très difficile de s’affirmer face à l’autorité.
Et pourtant savoir remettre l’autorité ou le cadre en cause est nécessaire pour l’identité.

La culpabilité dans nos relations intimes :


Qu’il s’agisse de  liens familiaux , amicaux ou amoureux nous vivons sur des schémas, que nous répétons quitte à en souffrir.
Dans la petit enfance nous avons cristallisé la place des »autres » et leurs influences.  Un enfant qui est traité d’une certaine façon va penser ( à tort ou à raison) qu’il mérite ce traitement. Une fois calqué sur un schéma il nous est bien difficile de nous en défaire. Et nous voilà embarqué pour la vie d’adulte sans avoir eu le temps de faire une pause pour évaluer ce qui nous était utile, ce qui était juste et vrai pour nous.

La culpabilisation :

Quel immense pouvoir nous avons les uns sur les autres!
La culpabilisation est un mécanisme, conscient ou inconscient qui pousse une personne à faire ressentir une émotion de faute, d’erreur, de mal  à un tiers.
Je souligne l’importance de l’inconscient, car si il est vrai que nous souffrons de schéma non-conscient nous faisons également souffrir sur le même principe.
Le problème de la culpabilisation c’est qu’il s’agit d’une émotion négative, donc bloquante. Elle t’empêche d’être toi. Si tu es victime de culpabilisation, tu te laisses croire que l’autre a raison, sans te faire confiance. Si tu culpabilises quelqu’un,  tu refuses d’admettre tes peurs, en faisant cela tu n’as aucune chance de les combattre.
Comme le disait parfaitement Carl G. Jung, on ne cherche pas la perfection, on cherche la totalité. Nous devons tendre vers cette totalité, celle de se parcourir, de se rencontrer et de se réaliser.

Apprendre à reconnaître la culpabilité/culpabilisation :
Le premier signe auquel tu peux prêter attention ce sont les regrets, tous les « j’aurai dû, je n’ai pas su, j’ai raté ».
Qui ne s’est jamais dit après une dispute, une conversation houleuse ou un décès : mince j’aurais dû lui dire ça.  Ces émotions, parfois très fortes, sont des accès directs vers la culpabilité, nous allons nous ronger de ce que nous n’avons pas fait. Mais il nous est impossible de changer le cours de l’histoire, il nous faut trouver un chemin vers l’acceptation et tenter de faire de notre mieux, comme je l’expliquais dans l’article sur les accords Toltèques. Fais de ton mieux, en y mettant toute ton intention. En suivant tes propres croyances tu ne peux pas laisser la place à la culpabilité.

Pour ce qui est de la culpabilisation, voici les conseils que tu peux tester :


1. prendre conscience de ta position, quelqu’un cherche à me culpabiliser, ou bien je cherche à culpabiliser. Sans te juger, juste en observant et en amenant tes émotions et leurs causes vers l’état conscient. Fais un petit bilan par écrit, c’est la meilleure façon d’envoyer des signaux à ton conscient et inconscient en même temps.
2. Repérer l‘émotion bloquante qui est née de cette situation. La cibler, la reconnaître et comprendre que nous n’avons plus besoin de ça. Il y a de merveilleuses techniques pour t’aider sur ce chemin, l‘EFT dont je te parlais ici, et que je pratique.
3. Remplacer les sensations d’incapacité, les émotions négatives par des actions et pensées positives. Il te faudra te libérer de tes fausses croyances par exemple : « tu n’y arriveras jamais » devient  » je suis capable et j’avance à mon rythme ».
4. Libère-toi des relations toxiques, replace-toi au centre de ta réalité. Pour cela tu peux t’appuyer sur les clés que je te partageais ici le mois dernier.

 

La punition :

 

Un peu d’histoire :
L’étymologie de ce mot en dit long sur son histoire, il est issu du latin poena qui signifie peine.
Punir c’est l’action d’infliger une peine, psychologique ou corporelle.
Nous n’apprenons pas par la souffrance, c’est ce qu’on appelle une fausse croyance ; nous développons des réflexes de peur pour ne plus recevoir de punitions. C’est très différent d’apprendre.
En occident, la punition apparaît pour la première fois dans la bible. Elle conseille ouvertement de battre son enfant pour obtenir de lui l’obéissance totale : « meurtris ses reins tant qu’il est enfant, sinon, devenu rétif, il ne t’obéira plus ». L’ecclésiastique, 180  avant J.C, plus tard avec Jésus s’instaurant comme père de la non-violence, les messages se font plus doux et conseillent plutôt de soumettre ses enfants ( accessoirement sa femme).
Le désir d’humilier et d’asservir l’enfant va s’atténuer vers la fin du 18e et au début du 19e siècle, en même temps que disparaissent les spectacles de torture sur les places publiques.
Voici l’héritage qui a nourri notre inconscient collectif pendant des siècles durant. On comprend mieux l’importance de prendre du recul en constatant cela.

Aujourd’hui on observe plusieurs courants de pensées par rapport à la punition à la maison, à  l’école, au travail ou dans les relations.
-Moralistes-légalistes, pour eux la loi représente la force et la justice divine, l’homme n’est que bassesse, il doit donc être puni pour reprendre le droit chemin.
-Sociétaires-réalistes,  se veulent purement pragmatiques. Il faut s’organiser pour vivre en société. Celle-ci repose sur l’adhésion de gré ou de force à des valeurs communes.
-Humanitaires, le châtiment permet de se racheter en  payant sa dette  au prix de sa souffrance.
La punition, sujet encore tabou,  a été peu pensée, peu réfléchie et pourtant  ce sujet  s’invite dans tous les domaines de notre vie.
Comment ne pas reproduire les erreurs de l’inconscient collectif, quand on entend nos aînés s’indigner : j’ai pris des gifles et je n’en suis pas mort!
On préfère s’interroger davantage sur sa légitimité que sur sa fonction et les mécanismes qu’elle met en jeu, c’est sur point que je voudrais t’amener.

Celui qui punit :


Punir correspond à prendre le pouvoir, à représenter l’autorité et quelque part la vérité/la justice.  Lorsqu’on punit, on se sent fort, on pense à tort qu’on installe un rapport de respect entre nous et l’autre et envers un code. Tout sentiment né de la peur ne peut pas se transformer en respect, cela reste de la peur. Etre redouté n’a rien a voir avec le fait d’être respecté. Nous punissons car nous avons été punis. Sans repenser ce qui nous a été donné.

Celui qui est puni:


Il ne mérite pas la punition, il est l’instrumentalisation d’une intimidation pour empêcher à l’avenir certains actes. Au-delà de ce qu’il perçoit sur le moment, il va tenter de rendre cet acte légitime. Quelle est la meilleure façon de rendre quelque chose  légitime? L’appliquer à son tour, ou bien mériter ce qu’on nous a fait/dit.
La personne punie retient qu’elle aura un jour ce pouvoir.  On brime ainsi son libre arbitre, on la conditionne.

L’amour est le plus grand moteur de l’apprentissage, ceux qui expérimentent la passion dans leur métier ne comptent pas les heures. Ils n’ont pas besoin d’être punis, ils sont motivés. C’est à chacun de nous de replacer le libre-arbitre et la bienveillance au cœur de l’enseignement et des relations.
Un seul conseil à partager avec toi : encourage au lieu de punir.

Pour la conclusion, je te laisse avec ces quelques mots de  NIETZSCHE

« Aujourd’hui que nous sommes entrés dans le courant contraire , alors que nous autres immoralistes cherchons, de toutes nos forces, à faire disparaître de nouveau du monde l’idée de culpabilité et de punition, ainsi qu’à en nettoyer la psychologie, l’histoire, la nature, les institutions et les sanctions sociales, il n’y a plus à nos yeux d’opposition plus radicale que celle des théologiens qui continuent, par l’idée du “monde moral”, à infester l’innocence du devenir, avec le “péché” et la “peine”.

 

Se libérer de nos liens d’attachement

Aujourd’hui je t’offre un article qui me tient particulièrement à cœur.

Qui n’a jamais ressenti de liens affectifs source de tristesse, de colère, de déception, de dépendance?
Il est parfois bon d’exprimer nos émotions, mais il est également salvateur de ne jamais en être esclave.

Les autres n'ont sur nous que le pouvoir qu'on leur donne.

Les émotions et notre inconscient :

 

Pour y voir plus clair je te propose de t’expliquer ce qu’il se passe entre tes émotions, ta mémoire et ton corps.
Le subconscient retient environ 90 % de ce que l’on fait, dit, écrit, vit.
Parmi toutes ces informations, certaines sont très douloureuses et ne peuvent pas arriver en conscience car notre cerveau les « bloque ».
Nous préférons être confortés dans ce qui nous permet de vivre, parfois même de survivre.
Si une information ingérable émotionnellement revenait en lumière ça serait l’effondrement.
Pourtant le souvenir est là. Qu’advient-il de tout ce qui ne peut arriver en état de conscience?
Comme le disait si bien C.G Jung  » Tout ce qui n’est pas compris revient sous forme de destin » , comment comprendre cette phrase? Il s’agit tout simplement du fait que nous revivrons des situations similaires tant que nous n’aurons pas su comprendre pourquoi ou comment, ne plus les expérimenter. Pour d’autres cela se manifestera sous forme de maladies.

Je te propose trois techniques que j’ai moi-même pratiquées. J’en ai retiré une grande joie et beaucoup de liberté.

Première technique :

Les Bonshommes Allumettes

Mise en lumière par Jacques Martel, la technique simple et efficace des petits bonshommes allumettes.
Au premier coup d’œil elle peut sembler improbable et pourtant ! Notre cerveau adore ritualiser, acter, et c’est bien de cela qu’il s’agit dans la technique de M. Martel.
Afin de cesser de nourrir certains sentiments négatifs envers une personne, peu importe qu’elle soit un ami, un parent, un amour, on va pouvoir pratiquer cette technique.
Comment ?
1. Représente toi, et nomme toi.
2. Représente l’autre, nomme le.
3. Entoure toi d’un cercle de lumière car tu veux le meilleur pour toi même.
4. Fais de même pour l’autre personne, tu lui souhaites le meilleur même si tu ne sais pas ce que c’est.
5. Place un rond de lumière autour de vous deux, tu souhaites le meilleur pour vous deux.
6.  Place un par par un les points d’énergie de ton corps, appelés Chakras en respectant le code couleur comme sur le schéma.
7. Connecte tes points d’énergie à ceux de la personne en face.
8. Dernière étape, maintenant que ton inconscient a reçu des informations qu’il est capable de traiter, tu vas tout simplement découper ton dessin par le milieu. Tu vas donc sectionner les lignes que tu as tracées entre toi et l’autre. Ce message est très clair pour ton inconscient qui va ensuite pouvoir faire le travail de libération.

Pour l’étape 9,  je me suis inspirée des rituels pyschomagiques d’Alexjandro Jodorowski.
Par exemple, tu peux choisir de brûler les deux morceaux de papier en prenant soin d’y glisser un pétale de rose avant.

 

Deuxième technique :

Les liens que l’on entretient avec les autres ne sont pas toujours clairs ni conscients.
Cela amène à des souffrances à cause de déséquilibres. Comment rétablir ces liens si l’on n’est même pas conscient qu’ils existent?
En cherchant à les rendre conscients tout d’abord. Pour cela il existe une pratique fascinante qui s’appelle la psychogénéalogie.
Elle s’appuie sur tous les liens au sein d’une même famille( on travaille en général sur environs 5 générations ).  Elle repose donc sur la généalogie. En analysant  le vécu de tes ancêtres tu peux découvrir les causes de troubles actuels. Blocages, problèmes psychologiques ou encore maladies . Les traumatismes sont transmis de manière inconsciente.
Avec cette pratique on va t’aider à révéler ce dont tu as pu « hériter ».
C’est un travail que tu peux commencer seul avec les ouvrages d’Elizabeth Horowitz que je te conseille vivement.
Pour bien commencer je te recommande ceux-la :

La psychogénéalogie : Explorer son passé familial et mieux se connaître et Les nouveaux secrets de famille: Les comprendre pour s’en libérer.

Comme le sujet est vaste et trop intéressant pour être simplement abordé,  j’y consacrerai un article entier prochainement.

Troisième technique :

L’EFT, créée par Gary Craig est une méthode dite « psycho-énergétique ».
On va utiliser des souvenirs difficiles pour faire naître une ou des émotions bloquantes et en même temps on va stimuler des points d’acupuncture.
Ainsi on peut se séparer d’émotions négatives, les libérer, se nettoyer de toute la négativité qui circule en nous.  On cherche à libérer des émotions toxiques, gérer son stress face à une situation bien précise, libérer les blocages et peurs et enfin remplacer des croyances qui ne nous servent plus par de nouvelles croyances aidantes.

En cas de conflits avec des personnes, peu importe la nature de la relation, l’eft peut être utilisée.

Comment faire?
Il existe des praticiens EFT dont je fais partie, mais il est également possible d’apprendre à faire de l’ EFT sur soi en étant bien renseigné ( et ne pas s’attaquer directement à de trop gros problème, il vaut mieux être accompagné par un professionnel pour cela).

 

J’ai utilisé toutes ces méthodes à différentes périodes de ma vie, j’en ai retiré beaucoup de mieux-être. C’est pourquoi lors de mes ateliers ou consultations il m’arrive d’y avoir recours. Elles sont précieuses car adaptables à toi, personnelle avant tout, elles représentent une source libération et de compréhension inestimable. Il nous est toujours plus facile d’aimer ceux que l’on comprend, alors commençons par nous comprendre. L’amour n’est ensuite plus très loin.